Vers la gratuité des transports en commun ? Défi réagit à son tour à la proposition du PS

« S’il y a de l’argent à donner, mieux vaut l’investir dans le réseau », juge François De Smet, le président du parti centriste.

Vers la gratuité des transports en commun ? Défi réagit à son tour à la proposition du PS
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Le président de DéFI François De Smet a à son tour réagi lundi matin au micro de Bel RTL à la suggestion du président socialiste Paul Magnette de rendre les transports en commun gratuits pour tous. »C’est assez curieux comme idée, car on sait que ce qui rebute les gens de prendre les transports en commun, ce n’est pas tellement le prix du billet mais plutôt la faiblesse du réseau », indique François De Smet, dont le parti est dans la majorité (avec le PS, entre autres) à Bruxelles.

Il n’est « pas opposé à une certaine gratuité pour par exemple les pensionnés et les étudiants », mais estime que s’il reste de l’argent à investir, il faut absolument l’injecter dans le réseau en lui-même, les véhicules, de nouvelles lignes, etc.  « Je trouve cela compliqué à expliquer au citoyen, que l’on a d’une part de l’argent à investir dans des gares pharaoniques comme à Mons, que l’on aura de l’argent pour se passer de billetterie mais pas pour investir dans les trains eux-mêmes, leur confort, etc. », tacle-t-il au passage.

Augmenter l’offre

La sortie du président du PS Paul Magnette a jusqu’ici provoqué des réactions critiques, la N-VA, le MR et l’Open Vld soulignant sans attendre le coût de l’introduction d’une gratuité totale.

Dans les pages de Sudpresse, le ministre fédéral de la Mobilité, l’Ecolo Georges Gilkinet, tient quant à lui un discours similaire à celui de François De Smet. « La question tarifaire est importante (…) La priorité est cependant le renforcement du réseau », peut-on y lire lundi. Le ministre, qui centre son discours sur la SNCB (dont il a la compétence), insiste en premier lieu sur la nécessité d’augmenter l’offre et la qualité du service, mais indique en parallèle « espérer faire des choses significatives en matière tarifaire d’ici la fin de la législature ».

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