Immo: la hausse des prix va-t-elle se calmer?

Toujours en forte hausse, les prix de l'immobilier donnent le tournis. Mais la ruée post-Covid ne va pas durer indéfiniment.

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Les prix de l’immobilier continuent de grimper en flèche, selon les derniers chiffres de l’Office belge de statistique Statbel publiés jeudi. Le taux d’inflation annuel observé pour les prix des logements s’élève ainsi à 7,4% au deuxième trimestre 2021, contre déjà 6,9% lors du trimestre précédent. Jusqu’ici, rien de neuf. Cela fait des dizaines d’années, trimestre après trimestre, que les prix de l’immobilier sont à la hausse. Mais un simple regard sur les chiffres pré-pandémie permettent de réaliser l’ampleur du récent boom: en 2019, cet indice n’avait jamais dépassé les 5%.

Cette forte hausse, on la doit sans surprise à un déséquilibre entre une demande très soutenue et une offre plus faible tant sur le marché ancien que sur le neuf. Que ce soit en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre, les confinements successifs de la crise sanitaire ont dopé l’intérêt déjà naturel du Belge pour la brique. Selon les chiffres publiés par Febelfin, la Fédération belge du secteur financier, il n’y a jamais eu autant de crédits octroyés depuis dix ans que lors du premier semestre 2021.

Une aubaine pour les investisseurs et vendeurs qui, vu la pression sur le marché et la forte demande, n’hésitent plus à faire grimper les enchères. Mais en s’envolant, l’immobilier écarte toujours plus celles et ceux qui n’ont pas les économies suffisantes, en particulier les plus jeunes. Ces derniers n’attendent qu’une chose: que les prix baissent. Ce qui malheureusement ne risque pas d’arriver de sitôt.

Patience jusqu’en 2022 ?

Bonne nouvelle toutefois: la hausse quelque peu déraisonnée de ces derniers mois pourrait bientôt toucher à sa fin. N’y voyez pas par là une baisse des prix, mais un retour à une certaine normalité, estime Eric Verlinden, CEO de Trevi, cité par Trends. Traduction, les prix vont encore augmenter, mais moins vite.

L’agence table d’ailleurs sur une hausse de 5% pour l’année 2021. Un constat partagé par KBC (+4%) et Belfius (+5%). Pour 2022, par contre, les banques prédisent une inflation beaucoup plus modérée, indique La Libre. KBC, par exemple, prévoit une hausse de 2,5% pour l’an prochain, « et ce, malgré un marché immobilier légèrement surévalué ».

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