La vie avec ou sans voiture : les avantages et les inconvénients

Après le coup d’arrêt provoqué par la pandémie, les ventes de véhicules repartent à la hausse. Comme les débats sur leurs inconvénients.

Illustration shows an empty city in the morning of the Car Free Sunday in the Brussels Capital region, Sunday 19 September 2021. In several cities and towns across Belgium a Sunday without cars or other motorized transport is organized. BELGA PHOTO HATIM KAGHAT
Bruxelles sans voiture

Un moteur économique

Exception

Les concessionnaires ne sont pas près d’oublier le coronavirus. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les ventes de voitures ont ainsi enregistré un coup de mou. Le nombre de véhicules particuliers a baissé de 0,01 % l’an passé. En août 2020, ceux-ci se chiffrent ainsi à 5.888.589 voitures.

Routine

Le nombre de voitures particulières reprend sa courbe ascendante, selon Statbel. En août 2021, la Belgique en comptait ainsi 5.927.912, soit 0,7 % de hausse. Au final, leur nombre a augmenté chaque année en moyenne de 0,92 % durant la dernière décennie. Notre pays compte aussi 946.427 véhicules utilitaires pour le transport de marchandises.

Tendances

Les autos hybrides et électriques ont fait, l’année dernière, un bond en avant et passent la barre des 250.000 voitures. Le nombre d’hybrides passe ainsi de 154.807 en 2020 à 258.916 en 2021 (+67 %). Les voitures entièrement électriques ont augmenté, elles, de 70 % (40.851) et celles au gaz de 7 % (15.999).

Adieu diesel

L’essence continue de séduire les usagers. Les ventes de véhicules à essence progressent depuis des années. Ceux-ci constituent à présent 49,8 % du parc des voitures particulières. En revanche, depuis 2015, le diesel perd des parts de marché. Rien qu’en 12 mois, leur nombre a fondu de 6,8 %.

Des dégâts humains

Pause corona

La pandémie a provoqué une forte baisse du trafic. Le phénomène s’avère principalement marquant en mars et avril 2020 avec une baisse du trafic global de 99 %, selon les chiffres de l’entreprise Coyote. Aujourd’hui, la fréquentation des routes est revenue à 90 % du niveau de la situation pré-Covid.

Bouchons

Qui dit retour des voitures, dit retour des embouteillages. Les Bruxellois qui roulent chaque jour au centre-ville perdent chaque année 195 heures dans les bouchons, selon la fédération des entreprises bruxelloises (Beci). De son côté, l’OCDE a calculé que les bouchons coûtent à la Belgique 1 à 2 % de son PIB.

Pollution

Le trafic reste une grande source de pollution. Les transports sont responsables de 30 % des émissions totales de CO2 de l’UE. Ses États membres se sont d’ailleurs engagés à réduire de 60 % les émissions de CO2 d’ici 2050. L’objectif est de revenir au niveau d’émissions dues aux transports des années 1990.

Portefeuille

La détention d’une voiture constitue un coût non négligeable. Pour un véhicule de petite à moyenne taille, elle oscille en moyenne entre 448 et 761 € par mois dans les pays européens, selon LeasePlan. Dans son étude publiée en 2018, la Belgique (696 €) figure à la 4e place des pays les plus onéreux.

Sur le même sujet
Plus d'actualité