Pierre-Yves Demargne : « On ne doit pas fermer la porte à la vaccination obligatoire »

Ce mardi 21 septembre, Pierre-Yves Dermagne (PS) était l'invité de Maxime Binet dans la matinale de DH Radio, Il Faut qu'on Parle.

Vice-prime minister Pierre-Yves Dermagne poses for the photographer at a press conference of IBA (Ion Beam Applications), the world leader in particle accelerator technology, and SCK CEN (Belgian Nuclear Research Center) to announce a join forces to enable production of Actinium-225, a novel radioisotope which has significant potential in the treatment of cancer, in Brussels, Wednesday 15 September 2021. BELGA PHOTO HATIM KAGHAT

Au micro de DH radio, Pierre-Yves Dermagne, vice-premier PS et ministre de l’économie fédéral a proposé des solutions face à ces factures énergétiques qui ne cessent de gonfler. Il a également commenté la réforme du code pénal en matière sexuelle qui est débattue ce matin à la Chambre. Les critiques de cette réforme estiment que les modifications favorisent le travail des proxénètes.

Pour le vice-premier, c’est surtout « un texte qui a le courage de sortir la prostitution de la zone grise dans laquelle elle est pour le moment. »

« Il y a des contrats qui existent et les personnes qui signent ces contrats veulent faire valoir leurs droits. On doit mettre fin à l’hypocrisie, encadrer la prostitution et sanctionner les excès », insiste le ministre. « Mais ce texte ne parle pas que de prostitution. Il avance aussi des éléments sur le consentement, prévoit un renforcement des sanctions en matière d’agression sexuelle et dans le cas de viols. Les éléments de ce texte font débat et c’est tout à fait normal », rappelle-t-il.

Autre actualité : nos factures de gaz qui ne cessent d’augmenter. Elles ont même triplé en quelque mois. Comment stopper cette hémorragie ? « Je veux d’abord rappeler que ce n’est pas un phénomène lié à la Belgique, c’est un international. Mais c’est en effet un réel élément de préoccupation, par rapport au pouvoir d’achat du citoyen », admet le socialiste. Du coup quelle solution ? Baisser la TVA à 6% ? « Selon moi, ce n’est pas une bonne solution. Ca va bénéficier à tout le monde et on sait que ce sont les plus riches qui consomment le plus d’énergie. Ca aurait un impact sur l’indexation des salaires aussi. Ca réduirait l’augmentation des salaires automatique. Je plaide donc pour qu’on maintienne le tarif social sur le gaz et l’électricité, comme je l’ai fait avec ma collègue, la ministre de l’énergie. Ca a permis que 500.000 familles bénéficient de ce tarif réduit. Il faut aller au delà vu la situation, avec une intervention forfaitaire factuelle », plaide Pierre-Yves Dermagne.

« Un effort budgétaire de 3 milliards d’euros ? Pour les socialistes, c’est hors de question »

Pourtant un effort budgétaire de 3 milliards d’euros est demandé par la secrétaire d’État au Budget, Eva De Bleeker (Open Vld). « Je pense qu’il faut d’abord considérer les besoins de la population, avant de parler de pourcentages et de règles budgétaires qui sont d’ailleurs suspendues par l’Europe encore en 2022. On doit profiter de cette souplesse accordée par l’Europe », encourage le ministre. Quid de l’effort budgétaire demandé par Eva De Bleeker du coup ? « Pour les socialistes, c’est hors de question. On sera responsable. On ne va pas dépenser sans compter. Mais, par contre, on doit rencontrer les besoins de la population. Surtout de la population la plus fragilisée. »

« On ne doit pas fermer la porte à la vaccination obligatoire »

Les hospitalisations augmentent, notamment en Wallonie. À Liège, on est passé au niveau 4 de l’épidémie et à Charleroi, la vaccination stagne. Est-ce qu’il faut instaurer le Covid Safe Ticket en Wallonie ? « Je me suis toujours prononcé en faveur du Covid Safe Ticket », assume le Wallon. « Je ne pense pas que c’est la solution miracle mais un élément de réponse à la situation. Parce que ça encourage certaines personnes à se faire vacciner ou à se faire vacciner plus tôt. Je pense également qu’on ne doit pas fermer la porte à la vaccination obligatoire de l’ensemble de la population. On doit avoir le débat. Un débat public et transparent avec les tenants du pour et les tenants du contre. Tout en poursuivant la campagne de sensibilisation. »

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