Feu vert pour l’extension du Covid Safe Ticket à Bruxelles

Le Covid Safe Ticket sera bel et bien obligatoire dès le 1er octobre dans une série de lieux bruxellois. Voici les secteurs concernés.

Feu vert pour l’extension du Covid Safe Ticket à Bruxelles
– BELGA PHOTO JAMES ARTHUR GEKIERE

Il était censé permettre les voyages et l’organisation de grands événements sans masque, mais, à Bruxelles, les autorités lui ont trouvé une nouvelle fonction. Pour pallier le manque de couverture vaccinale dans la capitale, l’utilisation du Covid Safe Ticket va être étendue. Le gouvernement bruxellois a donné son feu vert ce jeudi, en première lecture, à l’avant-projet d’ordonnance visant à mettre en œuvre cette extension controversée, prévue pour début octobre. Des contrôles et sanctions suivront peu après, dès l’adoption et la publication des textes, a indiqué le cabinet du ministre président Rudi Vervoort , jeudi, en fin de matinée.

« Son approbation en première lecture confirme l’intention ferme du gouvernement bruxellois d’obtenir une application rapide du CST pour certains secteurs dès que les différentes étapes juridiques de la modification de l’accord et de l’ordonnance elle-même seront finalisées », a précisé le gouvernement bruxellois dans un communiqué.

Pas les terrasses

Les secteurs retenus dans le projet d’ordonnance correspondent à ceux listés dans l’accord de coopération, à savoir :

– les dancing et discothèques;

– le secteur des Restaurants et Cafés (à l’exception des terrasses qui restent soumises aux règles en vigueur);

– les centres de sport et de fitness (ne concerne pas le sport en extérieur en-dessous de 200 personnes);

– les foires commerciales et congrès (obligatoire à partir d’une jauge de 50 personnes ; avec possibilité de l’utiliser en dessous de cette jauge);

– les établissements du secteur culturel, récréatif et festif (obligatoire à partir d’une jauge de 50 personnes ; avec possibilité de l’utiliser en dessous);

– les établissements de soins résidentiels pour personnes vulnérables;

– les évènements: à partir de 50 personnes en intérieur et 200 personnes en extérieur;

– les hôtels sont concernés par les activités RECA et foires et congrès.

Le CST ne pourra pas être exigé auprès des citoyens de moins de 16 ans sauf pour les visiteurs des institutions de soins et les événements de masse (conformément à la mesure fédérale). En outre, l’utilisation du CST ne pourra jamais être exigée pour des activités essentielles telles l’accès aux transports en commun, aux écoles, aux administrations communales, au travail, aux banques, etc, a souligné le gouvernement régional. Enfin, cette mesure, exceptionnelle ne pourra être imposée que pour une durée limitée et pour maximum 3 mois, compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire.

« Eviter l’aggravation des contaminations »

Le projet d’ordonnance sera envoyé pour avis au Conseil d’État ainsi qu’à l’Autorité de Protection des Données (APD). Le gouvernement bruxellois (Cocom) poursuit, dans le même temps, la concertation avec les différents secteurs et les ministres d’autres entités compétents pour ces secteurs, les partenaires sociaux et les bourgmestres.

Outre les sanctions pénales, l’ordonnance prévoit la possibilité pour les bourgmestres d’imposer une fermeture administrative.

Le gouvernement bruxellois a enfin rappelé que le Covid Safe Ticket est « un outil de gestion sanitaire qui a pour objectif de protéger la santé de la population dans différentes situations de proximité physique, tout en permettant de diminuer les contraintes des autres gestes barrières et en permettant notamment la présence d’un plus grand nombre de personnes dans un même lieu ». Cette mesure doit, selon lui, « permettre d’éviter l’aggravation des contaminations, et, ce faisant, la prise de mesures plus restrictives qui porteraient atteinte aux libertés des citoyens et serait néfaste pour l’économie ».

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