10 Choses à savoir sur Aziz Akhannouch

Le milliardaire a réussi sa prise de contrôle de l’exécutif marocain au-delà de toute espérance. Et avec l’assentiment du Palais…

President of Morocco's National Rally of Independents (RNI) Aziz Akhannouch, reacts during a press conference in the capital Rabat, after his party came in first in parliamentary and local elections, on September 9, 2021. - Morocco's long-ruling Islamists have suffered a crushing defeat in parliamentary elections, coming far behind their main liberal rivals, the National Rally of Independents (RNI) and the Authenticity and Modernity Party (PAM) seen as close to the palace, according to provisional results. (Photo by FADEL SENNA / AFP)
  1. Chef de Gouvernement

Aziz Akhannouch a été chargé par le roi Mohammed VI de former et diriger le prochain gouvernement marocain. Ceci après avoir remporté des élections de manière éclatante.

  1. Triple succès

Le parti qu’il préside depuis 2016, le Rassemblement national des indépendants (RNI – droite libérale), sort vainqueur des élections législatives du 8 septembre dernier. Mais également des élections communales et régionales.

  1. Du neuf avec du vieux

Le RNI avait été fondé en 1976 par Ahmed Osman, alors Premier Ministre. Ahmed Osman avait été, à l’école primaire, le condisciple de Hassan II dont il épousa plus tard l’une des sœurs. Il était donc l’oncle de l’actuel souverain, Mohammed VI. Aziz Akhannouch a réussi à dépoussiérer l’image d’un parti longtemps associé à un outil servile du pouvoir monarchique.

  1. Dynamiteur d’islamistes

La victoire menée par Aziz Akhannouch se fait au détriment du « Parti de la justice et du développement ». Ce parti est considéré au Maroc comme islamiste et intégriste bien qu’il s’en défende. Première formation politique du pays pendant 10 ans, le « Parti de la justice et du développement » n’est arrivé qu’en huitième position des suffrages au Parlement.

  1. Héritier du pétrole

Le petit réseau de distribution de carburant du père du nouveau Premier Ministre aurait été détruit, dans les années ’40, par le colonisateur français. À l’indépendance du Maroc, Akhannouch senior rebondira dans les hydrocarbures en créant Afriquia SMDC qui deviendra un groupe florissant.

  1. Milliardaire diversifié

Fin des années ’80, Aziz Akhannouch, muni d’un MBA à l’Université de Sherbrooke (Canada), investit dans la presse, la chimie, les télécoms. Il continue, plus tard, la diversification de son patrimoine dans l’immobilier. Selon « Forbes », sa fortune personnelle est de 2 milliards d’euros.

  1. Beau mariage

Il est l’époux de Salwa Idrissi, propriétaire du plus grand groupe marocain de retail de luxe et de galeries commerçante. Ce groupe possède, entre autres, un mall dont la construction a coûté près de 250 millions de dollars et les licences exclusives de Zara ou encore Banana Republic.

  1. En politique avant le Printemps

Il entre en politique en 2003. Il devient Ministre de la Pêche et de l’Agriculture en 2007, poste qu’il occupe sans discontinuer jusqu’aujourd’hui. Y compris après le Printemps arabe de 2011 qui avait amené les islamistes au pouvoir.

  1. Ironie

Certains observateurs notent que l’homme qui a défait ceux-là même qui occupaient le pouvoir pour lutter contre la collusion entre la politique et l’argent, incarne celle-ci avec un certain éclat.

  1. Séisme diplomatique ?

Le tremblement de terre politique marocain ne semble pas de nature à favoriser la reprise d’un dialogue avec le voisin algérien qui a, il y a un mois, rompu, unilatéralement ses relations diplomatiques avec le Royaume. Parce qu’entre autres, celui-ci, pourtant dirigé par des islamistes, s’était trop rapproché d’Israël.

Plus d'actualité