Son carton vert est lui attribué à la place de la Belgique dans le classement mondial de la vaccination: « Après des débuts hésitants, nous avons réussi à rattraper notre retard. Je pense que c’est un très bon point. Nous sommes un peu moins bien que le Danemark qui vient de libérer toutes les mesures. Encore un effort et nous y arriverons », assure-t-il.

Une communication qui fait défaut

En deuxième partie d’émission, le professeur est revenu sur ses propos au sujet de la vaccination bruxelloise et sur la communication qui fait défaut, selon lui, depuis le départ: « Depuis le début de la pandémie, il y a un problème de communication. Elle est confuse, infantilisante. Nous n’avons pas assez responsabilisé les gens », accuse-t-il. « Nous aurions dû cibler les différences dans la population beaucoup plus tôt. Il a manqué d’une vision globale et anticipative. »

Pour le Pr. Clumeck, il existe une responsabilité collective dans laquelle se sont infiltrés des « enjeux électoraux, politiques, de position »: « Lorsque l’on parle de liberté, on la met en balance avec la santé publique et c’est très dangereux », regrette-t-il. « Lorsque la liberté est évoquée, on joue le jeu des antivax et des complotistes. Nous n’avons pas la liberté d’infecter les autres et de les mettre en danger », précise-t-il.