Au parlement wallon, le cdH accuse la majorité de gonfler ses cabinets ministériels

Une accusation réfutée par le ministre-président wallon, Elio Di Rupo.

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« Le gouvernement wallon a profité de la torpeur de l’été pour s’accorder un bonus budgétaire de 1,2 million d’euros pour gonfler ses cabinets ministériels sous prétexte des inondations », a accusé le chef de groupe du cdH, François Desquesnes, mercredi, en séance plénière du parlement régional. « Faux « , s’est défendu le ministre-président Elio Di Rupo.

À l’origine du courroux des humanistes: un arrêté publié à la mi-août qui permet d’augmenter le nombre de personnes travaillant dans les cabinets ministériels pour aider les communes les plus touchées par les inondations. « C’est désastreux à double titre: ça torpille le travail du commissariat à la reconstruction que le gouvernement a lui-même mis en place et ça politise des fonctionnaires en les amenant dans des cabinets ministériels », a dénoncé François Desquesnes. « Je vais ressortir la composition des cabinets ministériels du cdH pour voir si nous sommes vraiment irresponsables ».

Aucun budget additionnel

« Si c’est le cas, vous pourrez nous condamner« , lui a vivement rétorqué Elio Di Rupo. Sur le fond, « aucun budget additionnel n’a été prévu. Tout doit se faire dans les limites budgétaires prévues pour les cabinets », a ensuite précisé le cabinet du ministre-président. Selon celui-ci, il avait été prévu dans le premier arrêté publié en 2019, lors de l’installation du gouvernement, que 10,5 équivalents temps plein (ETP) experts pouvaient être engagés pour aider les cabinets. En août, cette limite a été portée à 21 ETP « dans les limites des budgets prévus pour les cabinets ».

Le nombre d’experts pouvant être engagés a donc doublé « mais leur travail doit être lié aux inondations », a poursuivi le cabinet Di Rupo. À l’heure actuelle, seuls deux experts ont été engagés dans ce cadre à 1/5e temps, a-t-il assuré.

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