Deuil national : ce que cela représente dans l'histoire belge

©BELGAIMAGE/ Le Roi Philippe et la Reine Mathilde, le 20 juillet à Verviers
©BELGAIMAGE/ Le Roi Philippe et la Reine Mathilde, le 20 juillet à Verviers
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Ce 20 juillet, la Belgique rend hommage aux victimes des inondations. Un moment de communion, qui reste exceptionnel dans l’histoire de notre pays.

Comme un cri d’hommage : à midi pile, les sirènes ont retenti dans toutes les casernes du pays. Les drapeaux, mis en berne. Puis à 12H01, une minute de silence a été observée. Le Roi Philippe et la reine Mathilde se sont recueillis à la caserne des pompiers de Verviers, une des communes les plus touchées par les inondations.

« Dans l’adversité, notre population fait preuve d’une immense solidarité, a ensuite salué le Roi, dans son discours de Fête nationale. Philippe a également remercié « toutes les autorités sur le terrain ainsi que les services de secours, les pompiers et l’armée qui ont œuvré sans relâche ».

Communier avec les victimes

« Le deuil national, c’est une invitation à l’ensemble de la Nation pour manifester sa sympathie, reconnaître la souffrance des victimes et des familles, recadrait Vincent Dujardin, professeur d’histoire à l’UCLouvain. C’est un moment de communion ».

Rare dans l’histoire belge, une journée de deuil national est décrétée par le conseil des ministres, généralement après la mort d’un membre de la famille royale ou après une catastrophe jugée d’ampleur nationale. Ce 20 juillet 2021 est le 10e jour de deuil national officiellement décrété dans notre pays.

La première fois, c’était en 1935, suite au décès accidentel de la reine Astrid, l’épouse de Léopold III. Le deuil national avait duré toute une semaine. Il avait également été observé en 1956, après la catastrophe du Bois du Cazier, après l’incendie de l’Innovation (1967) ou après la catastrophe de Ghislenghien, en 2004.

En 2014, sept jours de deuil national avaient suivi la mort de la reine Fabiola. La dernière fois, ce fût en 2016 : trois jours avaient été décrétés à la suite des attentats du 22 mars à Bruxelles. Le plus long deuil national qu’a connu le pays reste celui provoqué par le décès du roi Baudouin 1er, qui avait duré 11 jours, et s’était terminé le 9 août 1993, avec la prestation de serment du roi Albert II.

La Belgique n’a pas la tête à la fête

Covid oblige, la fête nationale de l’an dernier était en mode light, sans défilé militaire ni réjouissances. Cette édition 2021 aurait dû être le retour « à la normale », avec un défilé militaire et surtout civil, pour rendre hommage aux héros du quotidien durant la pandémie.

Mais l’actualité est à nouveau passée par là : le défilé du 21 aura bien lieu, mais en effectifs plus restreints. Une partie du personnel et du matériel (pompiers, protection civile, etc.) est en effet toujours mobilisée sur le terrain. Tenant compte de l’émotion légitime de la population et des équipes toujours sur le pont, plusieurs festivités et rassemblements populaires ont été supprimés, ces 20 et 21 juillet. Le traditionnel Bal national, prévu ce mardi sur la place du Jeu de Balle à Bruxelles, n’aura pas lieu. Même chose pour le feu d’artifice de Namur, initialement prévu ce 20 juillet.

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