La Belgique, terre d'accueil du crime organisé

Mafia @BelgaImage
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La Belgique - qui passe facilement pour un pays tranquille - est aussi classée parmi les champions de la fraude en col blanc et de la corruption politique.

Sa légendaire hospitalité, elle l’applique même au crime organisé. C’est particulièrement vrai à Anvers, pourtant fief du donneur de leçon N-VA Bart de Wever. L’an passé, 65 tonnes de cocaïne ont été saisies dans son port, quasi zone de non-droit avec seulement 1% des containers examinés. Au printemps 2021, on a quand même découvert 27 tonnes de cette drogue et 5 de plus début juin! Chez nous, 15 labos de drogue synthétique sont démantelés chaque année. On y fait aussi massivement pousser ce cannabis illégal qui ira approvisionner les coffee shops hollandais.

On croit que ces pratiques n’existent que dans les romans, les films ou les contrées exotiques. Mais après Anvers, il faut aussi parler de Bruxelles, du Limbourg, de Liège, de Charleroi, de Flandre Orientale où mafias italiennes ou groupes albanais, turcs, marocains, voire bandes de motards qui s’en inspirent font leurs affaires (110 milliards par an à l’échelle européenne). C’est cette quasi-invisibilité, malgré des dizaines de règlements de compte, qui est leur plus grande réussite nous ont expliqué ceux qui les traquent.

Ils observent déjà des investissements douteux auprès de certains établissements Horeca fragilisés par les confinements. L’enquête de Moustique sur les mafias en Belgique n’est pas une de ces couvertures distrayantes qui annoncent l’été, c’est un dossier d’actualité qui a réclamé des semaines de travail pour persuader experts, magistrats et policiers à parler.

Retrouvez notre dossier Belgique : Terre de mafias

 

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