Euro : la menace du variant Delta plane sur la fin du tournoi

©belgaimage-177896872/ Avant Angleterre-République Tchèque, le 22 juin 2021 à Wembley (Londres)
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Des voix s’élèvent pour que les demi-finales et la finale du tournoi ne soient pas jouées au Royaume-Uni, où l’épidémie n’est toujours pas totalement contrôlée. Mais l’UEFA maintient le cap fixé.

D’un côté, une compétition internationale, avec son flux de sportifs et de supporteurs, répartis dans onze pays européens. De l’autre, le variant delta, plus transmissible, qui progresse sur le continent. Et au milieu, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’inquiète. « Dans quelques-unes des villes hôtes, les cas de Covid-19 sont déjà en hausse dans les zones où se jouent les matchs », a pointé Robb Butler, directeur exécutif de l’OMS Europe, dans un communiqué mardi.

Au Danemark, 29 cas ont ainsi été détectés en lien avec les rencontres de l'Euro, qui ont lieu à Copenhague. Cela concerne des cas « où la personne était malade pendant le match ou a été infectée pendant le match. En théorie, il pourrait y avoir plus de personnes infectées », a expliqué mardi une responsable de l'autorité sanitaire, Anette Lykke Petri. « Nous devons agir rapidement […] en développant les tests et le séquençage, en intensifiant le traçage des contacts et en accélérant la vaccination parmi les personnes vulnérables et les plus à risque », a réagi l’OMS.

Malgré la nette amélioration de la situation épidémique en Europe depuis deux mois, l’institution onusienne appelle à la prudence. D’autant qu’en pleine compétition, le Royaume-Uni et la Russie, deux des pays hôtes de l’Euro 2020, sont frappés par une nouvelle vague de contaminations liées au variant delta.

20.000 personnes en plus à Wembley

Sans incriminer explicitement des villes ou des pays en particulier, L’OMS a déploré dans son communiqué que « quelques stades accueillant le tournoi relèvent actuellement le nombre de spectateurs autorisés à voir un match ». Ledit communiqué intervient quelques heures après la décision du gouvernement britannique de rehausser la jauge de Wembley. 60.000 spectateurs, au lieu des 40.000 initialement prévus, seront en effet autorisés dans les tribunes du mythique stade londonien, qui doit accueillir les demi-finales et la finale de l’Euro (6,7 et 11 juillet). L' éventuelle délocalisation de ces matches avait été évoquée, face aux contraintes imposées par le gouvernement britannique (jauge limitée à 40.000 et périodes d'isolement pour les personnes entrant et sortant du territoire).

La semaine dernière, l’UEFA avait admis qu’un « plan d’urgence » était en place, au cas où les supporters étrangers seraient contraints de respecter une quarantaine de 10 jours à l’arrivée en Grande-Bretagne. Des rapports récents ont suggéré que le président de l’organisation, Aleksander Ceferin, était prêt à déplacer les demi-finales et la finale à Budapest. De son côté, le Premier ministre italien Mario Draghi a plaidé pour que ces matches de prestige soient joués ailleurs, Rome étant considérée comme une alternative.

Mais en passant à 60.000 spectateurs et en permettant au public détenteur d'un test Covid-19 négatif ou prouvant une vaccination de plus de 14 jours d'entrer sur le territoire britannique, le gouvernement de Boris Johnson a finalement convaincu l'UEFA de garder le cap initial. « L'UEFA, la Fédération anglaise de football et les autorités anglaises collaborent étroitement et avec succès pour organiser les demi-finales et la finale de l'Euro 2020 à Wembley et il n'est pas prévu de changer le lieu de ces matches », a expliqué l’instance du foot européen.

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