Euro : France - Belgique, ça a déjà commencé

Thomas Meunier, lors du match Belgique - Russie le 12 juin. - BELGA
Thomas Meunier, lors du match Belgique - Russie le 12 juin. - BELGA
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Des chroniqueurs français ont taclé les Diables Rouges après leur victoire contre la Russie samedi soir, ravivant la rivalité franco-belge.

Trois ans après la maudite demi-finale de la Belgique face à la France au Mondial russe, les tensions entre les deux clans semblent toujours aussi vives. Sur le plateau de l'émission « L'Equipe du Soir », plusieurs consultants français n'ont pas apprécié la déclaration de Thomas Meunier après la première victoire des Diables Rouges à l'Euro samedi soir, contre la Russie : « Nous sommes numéro un au classement mondial et, pour nous battre, il faudra quand même une sacrée armada. »

Un franc-parler qui a visiblement agacé le présentateur Olivier Ménard et ses chroniqueurs. « J'ai l'impression qu'ils l'ont encore là, depuis cette défaite en demi-finale de la Coupe du monde. Ils sont dans cet esprit de revanche », lance le premier. « Ils parlent beaucoup ces Belges, ils vont vite rentrer chez eux manger des frites », surenchérit Gilles Favard, suivi de Johan Micoud : « Ils ont un énorme boulard, les Belges, en général. »

Cette remarque, habituellement adressée aux Français, a fait réagir le Diable, qui a publié une simple définition sur Twitter : « Personne semblant n’aimer personne plus qu’elle-même. Parle souvent d’elle, souvent en termes élogieux, se moque de vous, veut prendre le dessus, semble toujours mépriser son monde et manque en fait gravement de confiance en elle. Welcome dans le paradoxe du complexe de supériorité », a écrit Thomas Meunier. D'autant que sa déclaration, pleine de confiance, était basée sur un fait : la Belgique est bel et bien leader du classement Fifa depuis bientôt mille jours.

Il a ensuite quelque peu calmé le jeu en complimentant l'équipe de France après avoir été interpellé sur Twitter. « Ça va, c'est une bonne armada ça ? », a écrit un journaliste français faisant référence à une photo des Bleus. Ce à quoi l'ex-PSG a répondu : « Magnifique même ! »

Le seum va-t-il changer de camp ?

L'Euro des Diables vient à peine de commencer que leurs supporters veulent déjà les voir soulever le trophée, et effacer au passage la douloureuse défaite de 2018. L'ironie du sort a d'ailleurs voulu que les Belges débutent la compétition samedi soir dans le même stade, à Saint-Pétersbourg, où leur rêve s'était interrompu en demi-finale trois ans plus tôt.

À cet instant, tout de même historique pour l'équipe belge, la rivalité entre les deux meilleurs ennemis a pris une nouvelle tournure, dépassant la sphère footballistique et surpassant de loin le débat autour de la paternité de Johnny Hallyday ou de l'origine de la frite. Depuis, dès que l'occasion se présente, les Français n'imitent plus l'accent belge en ajoutant « une fois » à tout bout champ, mais demandent plutôt si on a toujours le « seum ». Quatre petites lettres qui ont le don de tendre immédiatement l'atmosphère. Et ce ne sont pas les remarques des journalistes français qui vont l'apaiser.

Avec un match France - Belgique, la rivalité franco-belge risque également de repartir de plus belle. Cette rencontre entre deux des équipes favorites à l'Euro est à la fois redoutée et espérée. Par soif de vengeance ou simplement par désir de performance. Seul l'avenir nous dira si ce duel aura lieu cet été. Les Diables Rouges sont toutefois déjà certains de retrouver les Bleus pour une autre demi-finale qui s'annonce déjà explosive, celle de la plus anecdotique Ligue des Nations, le 7 octobre prochain.

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