La déception de Marie-Hélène Ska: "Il y a un aspect que nous n'avons pas su régler dans l'accord de la nuit passée"

Marie-Hélène Ska @BelgaImage
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Marie-Hélène Ska, sécrétaire générale de la CSC, était au micro de Maxime Binet ce mercredi matin, dans "Il faut qu'on parle".

Dans la nuit de lundi à mardi, un accord social sur le salaire minimum, l'harmonisation des pensions complémentaires entre ouvriers et employés, les heures supplémentaires et les prépensions a été conclu entre les syndicat et le patronat. Un accord cadre qui a eu du mal à naître, après 17h de discussion, mais dont se réjouit Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC.

Au micro de Maxime Binet, elle est revenue sur l'un des gros points de cet accord interprofessionnel, la hausse du salaire minimum. Actuellement, il est d'environ 1625€ brut par mois. Mais dès l'année prochaine, cela augmentera. "Très concrètement, c'est au 1er avril 2022 que les gens pourront voir cette augmentation. La hausse suivante interviendra au 1er avril 2024 et la 3e au 1er 2026", a détaillé Marie-Hélène Ska à propos de cette "revendication phare" que les syndicats portent depuis longtemps. "On trouve indécent que plus de 50.000 personnes doivent vivre avec des salaires de 10€/h. Ici, nous sommes arrivés avec une trajectoire, pas une augmentation unique, pour que ceux qui touchent le salaire minimum puisse vivre et non survivre", a-t-elle encore déclaré. Une quatrième étape de cette trajectoire est d'ailleurs encore prévue en 2028.

La secrétaire générale de la CSC s'est aussi exprimée sur la grosse étape du déconfinement que nous passons ce mercredi, soit la réouverture totale d'un tas de secteurs, comme celui de l'Horeca (toujours avec quelques restrictions sanitaires). Un grand pas qui fait plaisir à Marie-Hélène Ska, qui a pu voir évoluer le monde du travail durant cette crise. "Je pense qu'il est temps de rendre des perspectives à tous. Au début du confinement, c'est vrai qu'il y eu pas mal de problèmes, l'auditorat du travail est descendu dans plusieurs lieux de travail. Mais des protocoles ont été mis en place, et aujourd'hui, il faut faire revenir progressivement les travailleurs sur leur lieu de travail", a plaidé la secrétaire des syndicats chrétiens, ajoutant qu'ils étaient tout de même "vigilants" quant au déroulement de la réouverture. Elle craint cependant de nouvelles faillites dans le monde du travail, comme il y en a déjà eu beaucoup à cause de la crise sanitaire. "Un des aspects que nous n'avons pas su régler dans l'accord de la nuit passée, ça il faut le reconnaître, c'est de trouver des solutions spécifiques pour les entreprises en difficulté ou en restructuration, et c'est un dossier que nous allons reprendre en septembre, lors de la Conférence pour l'emploi", a-t-elle néanmoins regretté.

L'invitée de Maxime Binet a également attribué un carton rouge et un carton vert à différentes personnes ce matin, comme vous pouvez le voir dans l'interview complète en tête d'article.

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