Où le masque sera-t-il encore imposé à Bruxelles et en Wallonie?

Entrée de la Rue Neuve à Bruxelles, le 5 décembre 2020 @BelgaImage
Entrée de la Rue Neuve à Bruxelles, le 5 décembre 2020 @BelgaImage
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La capitale n’imposera plus de le porter sur l’entièreté de son territoire mais seulement à certains endroits précis. En Wallonie, les assouplissements en vue sont plus rares.

Ce lundi, les bourgmestres de la région bruxelloise ont décidé à l’unanimité que le port du masque généralisé en extérieur, cela fera partie du passé dès ce mercredi 9 juin. Un soulagement de taille pour les habitants qui voient se profiler petit à petit un retour à la normale. Seules les directives fédérales resteront en application pour l’imposer dans des endroits très fréquentés comme les marchés, les commerces, les brocantes, les foires, les centres commerciaux ou encore les transports en commun.

Bruxelles s’aligne donc désormais sur la position wallonne: ce sont les communes qui ont la main pour imposer le masque sur une partie de leurs territoires. Depuis la réunion d’hier, plusieurs bourgmestres de la capitale ont déjà fait connaître leurs nouvelles mesures, mais pas tous. En Wallonie, suite à la décision bruxelloise, des localités ont décidé de suivre le mouvement et de laisser aussi tomber le masque, mais c’est loin d’être une généralité.

Bruxelles: le sud-est dit au revoir au masque, moins ailleurs

En région bruxelloise d’abord, un nombre assez important de communes ont décidé de ne pas imposer le masque au-delà des obligations fédérales. Il y a Anderlecht (sauf autour des Abattoirs, même si cette zone sera réduite) et Ganshoren (sauf près des écoles aux heures d’entrée et de sortie des classes) mais aussi une grande partie du sud-est de la région: Ixelles, Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre, Etterbeek et Watermael-Boitsfort.

Ailleurs, certains bourgmestres ont déjà décidé de garder le masque dans quelques rues. C’est le cas à Bruxelles-ville avec, sans surprise, la rue Neuve. Seront également concernés les marchés (Anneessens, du Jeu de Balle, celui bio de la place Sainte-Catherine, de la chaussée d’Anvers, d’art et d’artisanat à la place Agora, de Wand, des Antiquités du Sablon, Objectif Zéro Déchet de la place Sainte-Catherine, Peter Benoît à Neder-over-Heembeek, Bockstael à Laeken, et du Square Marguerite).

À Uccle, le masque sera toujours présent dans l’hypercentre, à Fort-Jaco et sur le place Saint-Job. À Schaerbeek, pareil avec la place Liedts et la rue de Brabant. Pour les Molenbeekois, le masque sera de rigueur sur le parvis Saint-Jean Baptiste, près des écoles, ainsi que dans les trois grands axes commerçants: rue de Ribaucourt, chaussée de Gand et chaussée de Ninove. À Saint-Josse-ten-Noode, outre les abords des écoles, la liste des rues toujours concernées est plus longue: place Saint-Josse, rue de Brabant, place Houwaert, chaussée de Louvain, place Rogier, chaussée d’Haecht et place Madou. Le bourgmestre d’Evere fait de même pour les rues commerçantes, la place Paduwa, la place Notre-Dame et la place de la Paix. Enfin Forest garde le masque sur l’avenue Wielemans Ceupens, dans la rue Jean-Baptiste Vanpé, sur la place Saint-Denis et à l’altitude 100.

Reste les communes qui n’ont pas totalement tranché. À Bruxelles-ville, les rues commerçantes devraient logiquement être concernées, avec au grand minimum la rue Neuve. Saint-Gilles pense à imposer le masque sur le Parvis, à la chaussée de Waterloo et celle de Charleroi, au quartier Ma Campagne ainsi qu’au Goulet Louise. À Berchem-Sainte-Agathe, on s’interroge sur son obligation sur la place Schweitzer. Pour terminer, Koekelberg doit décider ce mardi après-midi mais devrait édicter que plusieurs zones verront le port du masque perdurer: les places de Bastogne, Vanhuffel et Simonis, ainsi que la chaussée de Gand, la rue Jean Jacquet, le boulevard Léopold II, l’avenue de l’Hôpital Français, la rue de l’Eglise Sainte-Anne et l’avenue du Karreveld.

Le puzzle wallon

Pour la Wallonie, le changement le plus notable, c’est le Brabant wallon. Hier, le gouverneur a décidé de donner sa bénédiction aux communes qui assoupliraient l’obligation du port du masque. De ce fait, des communes n’ont pas tardé à réagir. Nivelles et Genappe n’imposeront donc plus le masque en centre-ville et ce dès ce mercredi 9 (sauf pour les directives du fédéral). Le bourgmestre nivellois le conseille néanmoins toujours aux arrêts de bus.

Dans les grandes communes de la région, il y a au mieux des perspectives de changement mais rien dans l’immédiat. À Namur, Maxime Prévot réévaluera la situation à la fin du mois de juin ou début juillet pour décider quoi faire en centre-ville. À Liège, le masque reste obligatoire dans les rues du centre et fort fréquentées. Willy Demeyer prévoit d’avoir une réunion avec les autres bourgmestres de l’arrondissement le 18 juin pour évoquer le sujet. À Mons, il n’est pas question en l’état de changer quoi que ce soit et à Charleroi, l’obligation du masque dans toute la commune pourrait être reconduite éventuellement après le 30 juin, qui est pour l’instant la date de fin de cette mesure.

Pour le reste de région, difficile évidemment de passer en revue toutes les communes. Précisons toutefois qu'il y a un grand nombre de localités où le masque n’est déjà plus imposé si ce n’est dans les cas prévus par le fédéral: Ittre, Rixensart, Ciney, Rochefort, La Louvière, Courcelles, Thuin, Froidchapelle, Couvin, Philippeville, Sambreville… Le port du masque n’est également plus appliqué qu’à proximité des écoles à Ham-sur-Heure-Nalinnes, Montigny-le-Tilleul et Chimay.

Plusieurs communes ont pour leur part décidé de garder le masque sur certains axes. C’est le cas à Dinant sur la très populaire Croisette et ce au moins jusqu’au 30 juin. À Bouillon, le centre et les endroits fréquentés sont toujours concernés, tout comme certaines rues de Châtelet. Quelques bourgmestres rappellent aussi l’existence d’arrêtés ministériels pour justifier la persistance du port du masque dans certaines zones, comme à Mouscron, Huy, Waremme, Dour, Hensies, Boussu, Quaregnon, Jurbise, Saint-Ghislain et Sambreville. À Ath, on s’estime encore loin des objectifs de vaccination (avec deuxième dose) et il n’y aura donc pas de changement dans l’immédiat.

Enfin, il y a ceux qui ne changent rien pour l’instant mais qui espèrent une fin du masque dans un futur proche, souvent dans l’attente d’un feu vert du fédéral. C’est le cas à Marche, Virton et Grez-Doiceau. À Andenne, un possible assouplissement pourrait avoir lieu suite à une réunion dans une quinzaine de jours. Les bourgmestres de Durbuy et Verviers réfléchissent aussi à la question, tout comme celui d'Arlon. Enfin, à Tournai, le masque est toujours obligatoire mais Paul-Olivier Delannois espère que cela ne sera plus le cas à plus ou moins court terme.

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