Voyages en France: voici les précisions de l’Ambassade

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Que ce soit pour boire un verre à Lille ou partir une semaine en Provence, voici tout ce qu’il faut savoir lorsque l’on traverse le Quiévrain, avant et après l’arrivée du pass sanitaire.

Ce mercredi 19 mai, la France est passée à la vitesse supérieure dans sa stratégie de déconfinement. Un grand nombre d’établissements ont ainsi pu rouvrir, dont les terrasses des restaurants et des bars, mais aussi les cinémas, les théâtres, les musées, les commerces non-essentiels… Alors qu’il y a une semaine, les Français enviaient les Belges pour la réouverture de l’horeca, c’est maintenant l’inverse qui se produit, par exemple pour ceux qui voudraient aller voir un film. Dès lors, que faut-il faire si une personne veut aller en France ne serait-ce que pour une journée? Est-ce que les conditions sont différentes par rapport à un voyage d’une semaine? Nous avons posé ces questions à l’Ambassade de France à Bruxelles pour savoir ce qu’il en est dans le détail.

Des voyages non-essentiels permis sous conditions

Il faut préciser que de base, il pouvait y avoir une certaine confusion. Lors de l’adoption du plan de déconfinement français, de nombreux médias français évoquaient le fait que les étrangers ne seraient pas les bienvenus avant le 9 juin. Certains continuent de le faire à chaque nouvelle étape de déconfinement. Contactée par nos soins, l’Ambassade nous a d’ailleurs confié avoir d’avoir dû se renseigner afin d’être sûre de sa réponse. Voici donc ce qui l’en est réellement.

Pour l’instant, le pass sanitaire n’existe pas, même s’il a été adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat. Les Belges, comme tous les voyageurs des pays de l’espace européen, sont autorisés à entrer sur le territoire métropolitain (c’est-à-dire en excluant les départements et territoires d’Outre-mer). Le régime des motifs impérieux ne s’applique pas dans leur cas et les voyages non-essentiels sont autorisés. «L’entrée sur le territoire métropolitain depuis un pays de l’espace européen est soumise à la présentation d’un test PCR négatif datant de moins de 72 heures avant le départ et d'une déclaration sur l'honneur», nous précise l’Ambassade. La déclaration est disponible via ce lien.

Ces deux obligations s’appliquent quelle que soit la durée du séjour. Autrement dit, même pour faire une promenade à Charleville ou du shopping à Lille, il faut s’y plier. Il existe néanmoins quelques exceptions qui échappent à la règle: «les transporteurs routiers, les travailleurs frontaliers et les résidents des bassins de vie frontaliers dans un rayon de 30 km autour de leur domicile». Un habitant de Tournai par exemple peut aller à Lille sans test PCR, du moins s’il n’y reste pas plus que 24 heures. Par contre, ces trois catégories de personnes ont quand même une petite obligation: «ils doivent présenter un justificatif de domicile ou une attestation de leur employeur justifiant le passage régulier de la frontière», précise l’Ambassade.

L’arrivée du pass sanitaire

Ça, c’est pour la situation présente. Mais à partir de début juin, la France adoptera un pass sanitaire qui va sensiblement changer les règles. L’Ambassade nous précise que celui-ci sera mis en place le 9 juin et que les Belges devront l’acquérir pour passer la frontière. Il sera également demandé «pour assister à des événements de plus de 1000 personnes» et même si les détails sont encore discutés, «il ne devrait pas être imposé pour entrer dans les bars, restaurants, musées, etc.».

Pour l’acquérir, trois possibilités, comme l’explique le site officiel du service public français. La première, la plus simple, c’est d’avoir un test PCR ou antigénique négatif de moins de 48 heures. Les autotests ne comptent pas. Le secrétaire d’État français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a annoncé la semaine dernière que les touristes étrangers pourront, tout comme les Français, se soumettre gratuitement à un test PCR. Il a vaguement précisé que cela vaudrait pour «cet été» et pour l’instant, l’Ambassade est dans l’incapacité de donner une date plus précise.

La deuxième possibilité, c’est d’avoir un test PCR ou antigénique positif datant de plus de 15 jours et de moins de 6 mois. Enfin, la dernière façon d’avoir le pass sanitaire, c’est d’avoir un «schéma vaccinal complet». Autrement dit, il faudra avoir reçu les deux doses de vaccins, sauf pour Johnson & Johnson où il n’en faut qu’une. Une fois cela fait, il faudra attendre un temps variable pour la dernière dose acquière entièrement son effet et que le pass soit remis. Avec Pfizer, Moderna et AstraZeneca, il s’agit de deux semaines après la deuxième injection. Avec Johnson & Johnson, c’est quatre semaines après l’injection ou seulement deux si la personne vaccinée a déjà été malade du Covid-19.

L’aboutissement progressif du déconfinement en France

Une fois le pass sanitaire acquis, les voyageurs pourront circuler librement en France. Ce pass sera disponible en version papier et numérique. Il faut enfin préciser que le 9 juin, la France ne fera pas qu’adopter le pass sanitaire mais enclenchera aussi sa prochaine phase de déconfinement. Les clients des restaurants et des cafés pourront manger et boire à l’intérieur, et non seulement à l’extérieur. Ouvriront également les salons, les foires d’exposition, les salles de sport et les piscines (ces dernières sont pour l’instant réservées aux mineurs). Le couvre-feu passera de 21h à 23h.

Le 30 juin, la France adoptera sa dernière phase de déconfinement. À cette date, le couvre-feu n’existera plus. Les établissements culturels, sportifs, de loisirs, restauratifs et autres n’auront plus de jauges pour limiter le nombre de personnes présentes. Par contre, il faudra toujours le pass sanitaire pour les raisons citées ci-dessus. Enfin, le cas des discothèques est encore incertain. Pour l’instant, une réouverture ne figure pas au calendrier du gouvernement mais celui-ci doit faire le point sur le sujet d’ici la fin du mois de juin.

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