Du dernier livre de Mathieu Menegaux au Live At Knebworth de Pink Floyd, les bonnes raisons de se détendre ce week-end

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Bullez seul ou en famille dans le canapé en découvrant les nouveautés culture épinglées par la rédaction.

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Pink Floyd

Il tombe des cordes ce 30 juin 1990 lorsque Pink Floyd prend possession de la scène de Knebworth en clôture d’un festival caritatif réunissant Paul McCartney, Genesis, Clapton, Elton John ou encore Page/Plant. En une heure, sous le déluge qui les empêchait d’utiliser leurs écrans et effets spéciaux, Floyd livre un best of incandescent, resté inédit en audio jusqu’à ce jour. Le groupe, que Roger Waters a quitté cinq ans plus tôt, est bien rodé par sa tournée mondiale A Moment Lapse Of Reason Tour et offre ici un concert qui va à l’essentiel. “Les conditions météorologiques étaient dantesques”, se souviendra Nick Mason. Du duel de guitares acoustiques de Wish You Where Here au solo de saxo de Candy Dulfer sur Money, en passant par le crescendo de Shine On Your Crazy Diamond ou le solo aérien de David Gilmour sur Comfortably Numb, c’est un régal. - L.L.  Live At Knebworth 1990, Warner

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MotoGP 21

Tout échaudé par les nouveautés de 2020, c’est un pilote impatient qui part enfiler sa combinaison. Mais aujourd’hui, c’est le défi des consoles de nouvelle génération qui s’imposent aux licences comme de Moto GP et de faire honneur aux prouesses technologiques potentielles. Si techniquement parlant, ce cru 2021 sort la tête haute, son contenu fait grise mine, au propre comme au figuré, et propose littéralement le même tracé que son prédécesseur en se permettant même de faire l’impasse sur un mode historique qui nous avait pourtant charmé. - G.C.  PC PS4 PS5 XOne Xbox Series Switch, Milestone

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Femmes en colère

Palais de justice de Rennes, le 25 juin 2020. Le va-et-vient démarre entre la cellule des accusés et la salle des délibérés. Dans la première, Mathilde, jugée pour un double crime qu’elle a reconnu et qu’elle a commis après avoir été violée par deux hommes. Dans la deuxième, le président de la cour d’assises et les jurés qui vont décider du sort de Mathilde. Un dispositif qui permet à Mathieu Menegaux de retracer l’histoire de cette femme à qui on reprochera ses “imprudences” et d’aimer trop le sexe, mais aussi de décrire la technicité des rouages d’une justice toujours méfiante de la parole des femmes agressées. “Le héros du livre, c’est le jury, explique Mathieu Menegaux.  Pour écrire ce livre, j’avais besoin d’une affaire. On m’a raconté l’histoire de cette femme violée par deux hommes et qui, après l’agression, leur propose de les retrouver un autre soir. Les deux hommes sont suffisamment cons pour penser qu’elle a aimé ça… Elle les drogue et il se passe ce qui se passe. Quant à la dimension pédagogique du roman, j’essaie de montrer comment les textes de loi reflètent notre société et de remettre à plat certaines questions. Pourquoi on fait une peine de prison? À quoi cela sert de punir?”  Au bout du suspense (c’en est un), on aura vu comment les rapports hommes-femmes sont reproduits à l’intérieur du jury et comment le destin d’une accusée peut basculer d’une parole à l’autre… - S.M.   Mathieu Menegaux, Grasset, 192 p.

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