Tac au tac: Laurent Gounelle

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Adulé, champion de la liste des best-sellers et du développement personnel, il publie Intuitio. Voyons voir.
 

Votre livre aborde le thème de l’intuition. L’intuition est-elle réservée à certaines personnes?
Non, tout le monde a cette capacité, mais souvent on l’ignore. On croit que tout nous vient de la réflexion ou de nos cinq sens, alors que l’information peut nous venir d’un autre canal.

Vous, vous êtes bon en intuition?
Je ne sais pas si on peut utiliser l’adjectif “bon”… L’intuition est une capacité naturelle, on n’a pas à en être fier, et me concernant, oui - j’ai assez facilement accès aux miennes…

Mais ça vous sert à quoi?
Ça me sert à prendre de bonnes décisions. Jusqu’à présent, j’utilisais beaucoup mon cerveau et ma réflexion, mais ce n’est pas toujours la meilleure façon de prendre des décisions.

Quelle est la différence entre l’intuition et la voyance?
La voyance c’est de l’intuition, c’est un peu synonyme. Ce que j’ai découvert, c’est que, par intuition, on peut capter des informations qui concernent le présent, mais aussi le passé et l’avenir. C’est troublant, c’est assez dérangeant, on ne sait pas l’expliquer et pourtant ça existe. Je peux vous raconter des anecdotes, si vous voulez…

Oui, racontez-moi…
En octobre 2019, mon éditeur me demande si mon livre sera prêt pour être publié en octobre 2020. Je lui ai dit que le livre serait prêt, mais comme j’ai senti dans mon corps quelque chose de très négatif, je lui ai aussi dit que je ne le sentais pas, qu’il ne fallait pas que ce livre sorte au mois d’octobre 2020.  En octobre 2019, le Covid allait seulement apparaître et en octobre 2020, toutes les librairies étaient fermées en France…

Mais il y a des gens qui pensent que c’est de la connerie!
Exactement. Moi aussi, c’était ma réaction première… J’ai eu beaucoup de mal à accepter ça… Au début, je ne pouvais pas y croire, maintenant, je me suis habitué.

Vos lecteurs vous considèrent comme un auteur bienveillant. Êtes-vous ainsi dans la vie?
Je n’aime pas parler de moi en positif, mais si je veux bien avouer une qualité chez moi, c’est celle-là.

On est meilleur à votre contact?
Je n’irais pas jusqu’à dire ça. Ce qui est vrai, c’est que je suis un idéaliste, j’aimerais que tout le monde soit heureux. Ça peut paraître bête de dire ça.

Qu’avez-vous appris dans ce magasin de bricolage où vous vendiez des gants de jardin?
(Rire.) J’ai appris à écouter mon coeur. Jusque-là, je prenais des décisions en fonction d’orientations professionnelles valorisées, en fonction de l’argent - mais j’étais malheureux…

C’est vrai que vous avez reçu une éducation très stricte?
Une éducation stricte, oui. J’ai un père protestant, très exigeant. Quand je rapportais une bonne note - dix-huit sur vingt -, mon père me demandait: "Combien ont eu les autres?" Or, c’est une chose à ne pas faire: se comparer aux autres, c’est la recette du malheur.

Pouvez-vous avoir une intuition sur une personne en discutant avec elle?
(Rire.) Ça dépend. Les intuitions viennent spontanément ou pas…

Donc vous n’avez aucune intuition me concernant?
Non, il n’y a rien qui me traverse l’esprit - à part que la conversation est très sympathique… 

Nous terminerons là-dessus… 
C’était un plaisir.

Intuitio, Calmann-Lévy, 398 p.

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