Le bon petit plan d’Éric Boschman: l’escavèche de Chimay

@ D.R.
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Dans la longue file des IGP (Indications géographiques protégées), les petites cousines des AOP ( Appellations d’origine protégée), on compte un peu plus de 1.600 reconnaissances. L’ancêtre étant le porto en 1756. Pour d’aucuns ce genre de chose est anachronique et va à l’encontre du progrès, de la liberté individuelle et de la libre concurrence. 
 

Pour le consommateur, c’est une garantie quant aux ingrédients utilisés et à la zone de fabrication. Au rythme où roule l’industrie agroalimentaire, l’IGP et l’AOP sont des rails de sécurité. Un camembert AOP est souvent moins cher qu’un camembert de marque qui ne sait même pas où se trouve la Normandie. Faites le test… Cette fois c’est l’escavèche de Chimay qui est protégée. Drôle de sort pour une recette résidu de l’occupation espagnole. Le paradoxe étant que nos chers envahisseurs l’avaient reçue des Maures à l’époque où ils occupaient toute l’Espagne ou presque. Mais les Maures la tenaient des Perses… Chez nous cette “conserve” ne concerne que le poisson, alors que chez les Ibères et les Lusitaniens, elle s’utilise même pour des gibiers. Seul bémol, “notre” escavèche se fait avec de l’aiguillat, poisson de mer, alors qu’à l’origine elle ne concerne que des poissons de rivière. Mais je chipote, en fait je suis content, cela met un peu en lumière cette magnifique Botte du Hainaut chère à mon coeur. Manger une escavèche avec des frites, à Toutvent, sur les hauteurs de Sivry, là où la France et la Belgique se confondent, c’est un bonheur tout simple et tout doux. Foncez!
www.jecuisinelocal.be
 

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