Cycle for Freedom: les jeunes font souffler un vent de liberté

- Jon Verhoeft
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Chaque dimanche au Bois de la Cambre, ils enfourchent leur vélo pour récupérer leur liberté. Près d'un an après le premier confinement, les organisateurs de Cycle for Freedom entendent ouvrir le débat sur les mesures sanitaires.

« Laissez-moi danser » de Dalida, « Freed from desire » de Gala… La playlist était de circonstance ce dimanche au Bois de la Cambre pour accompagner la deuxième édition de « Cycle for Freedom ». Sous un soleil de printemps, période avant laquelle on ne peut espérer un déconfinement progressif, plus de 500 jeunes ont pédalé pour leur liberté, en chantant et en dansant, mais dans le respect des règles de distanciation.

« Pour moi, c'est la représentation du bonheur et de la liberté. C'est ce qu'on a besoin de voir aujourd'hui et c'est ça qui va redonner de l'espoir aux jeunes », revendique Marvin, l'un des organisateurs de l'événement, alors que le confinement a fait basculer ces adultes de demain en détresse psychologique.

Des mesures ciblées

Né il y a deux semaines « sur un coup de tête », mais d'un véritable ras-le-bol, ce mouvement demande des mesures plus ciblées et adaptées. « Un an après le début de cette crise, nous en sommes au point zéro. Or, on en sait beaucoup plus sur le virus, et nous avons un vaccin, déployé certes de manière un peu chaotique. C'est d'ailleurs révélateur de la gestion déplorable des autorités. Et c'est nous qui en payons les frais », regrette celui qui travaille dans l'événementiel, sans boulot depuis un an. « On ne comprend pas pourquoi il y a encore des mesures aussi généralistes qui bousillent toute l'économie. »

Avec Cycle for Freedom, c'est un mouvement « par des jeunes pour des jeunes, aussi différents soient-ils » qui a vu le jour. « Nous sommes les forces vives de la société de demain, qui peuvent seulement se construire à travers des interactions réelles, par des ententes, mais aussi des mésententes. En tant que jeunes, on a vraiment besoin de contacts sociaux pour pouvoir avancer », explique Marvin.

Entamer un vrai dialogue

Il serait toutefois injuste de réduire cette mobilisation à une manifestation contre les mesures sanitaires. « On sait que le virus circule toujours. On ne veut pas être des jeunes égoïstes qui pensent juste à faire la fête », refuse son organisateur. Le but est plutôt d'ouvrir un débat qui n'a pas eu lieu. « Nous souhaitons faire entendre notre voix et demandons des mesures qui prennent notre jeunesse en considération et qui nous rendent une liberté indispensable pour pouvoir se construire et construire l'avenir. » Ils demandent dès lors la liberté d'étudier en présentiel, d'entreprendre, de créer, de faire du sport, de voyager ou encore de se rencontrer.
   
Après le succès de cette deuxième édition, organisée avec l'accord du bourgmestre de Bruxelles et de la police, Cycle for Freedom entend « faire bouger les choses et aider chaque jeune à sortir de cette crise ». Prochaine étape: contacter le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo, qui, après avoir dit entendre le message des jeunes, ne leur a pourtant donné aucune perspective lors du dernier Comité de concertation. « Il est temps que cela change. »

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