Coronavirus : les chiffres toujours en baisse

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Contaminations, hospitalisations, décès… tous les indicateurs sont « favorables ». Et la campagne de vaccination se poursuit : environ un quart des plus de 84 ans ont reçu au moins une première dose d’un vaccin contre le virus.

« Si les semaines précédentes ont été marquées par un plateau avec des petits hauts et bas des différents indicateurs, tous les indicateurs vont actuellement dans le même sens » expliquait mardi Yves Van Lathemen. « C'est-à-dire vers une diminution des contaminations, des hospitalisations et des décès ». Concernant les contaminations, le porte-parole interfédéral « Covid » précisait toutefois : « Il faut cependant tenir compte, soyons honnêtes, de la diminution du nombre de tests. Nous procédons actuellement à 14% de tests de moins que la semaine dernière ».

Le constat vaut également pour les chiffres de ce mercredi. Selon les dernières données de Sciensano, le nombre moyen de nouvelles infections au coronavirus s’élevait à 1.785,9 par jour entre le 7 et le 13 février. Soit une baisse de 19% par rapport à la semaine précédente. 1.601personnes sont actuellement hospitalisées, dont 312 en soins intensifs. Quant aux décès, ils ont eux aussi baissé (-8,6%) par rapport aux sept derniers jours mesurés. La moyenne était de 38,1 par jour sur la période entre le 7 et le 13 février. Le taux de positivité, qui rapporte le nombre de cas au nombre de tests, reste lui scotché depuis plusieurs jours autour des 5%. Le taux de reproduction du virus est de 0,96 mercredi, contre 0,97 mardi. Inférieur à 1, ce ratio indique que l’épidémie tend à diminuer. Enfin, l'incidence, à savoir le nombre de cas sur 100.000 habitants en 14 jours, s'établit actuellement à 243,7 (-12%).

Les premiers effets de la vaccination ?

On le voit, la tendance est encourageante. Et ce, concernant notamment le nombre de nouvelles hospitalisations, un des indicateurs les plus importants à scruter dans la lutte contre l’épidémie. Pour Yves Van Laethem, la baisse des nouvelles admissions est « essentiellement dû[e] à une diminution des hospitalisations venant des maisons de repos ». « Ceci est peut-être un premier impact des campagnes de vaccination dans les maisons de repos, mais il faut rester prudent dans nos interprétations, car il y avait déjà une tendance à la baisse au préalable » a poursuivi le spécialiste.

De son côté, Philippe Devos, chef adjoint de l’Unité des soins intensifs au MontLégia (Liège) et président de l’ABSyM ne voit pas encore d’impact de la vaccination sur l’occupation des lits en soins intensifs. « 80% de la population des soins intensifs, c’était des gens entre 50 et 70 ans qui vivaient à domicile. Ce ne sont pas les maisons de repos qui ont saturé les soins intensifs », a-t-il jugé au micro de la RTBF. Pour l’intensiviste, il « faudra attendre que la vaccination touche le reste de la population hors des maisons de repos » pour que la pression sur les soins intensifs diminue encore. « Nous le répétons : un retour à la vie normale ne pourra se faire que si 70% de la population est vaccinée », martelait d’ailleurs Sabine Stordeur, la porte-parole de la task force vaccination, en conférence de presse mardi.

Couverture vaccinale plus élevée chez les seniors

Selon les données de Sciensano, 370.019 personnes en Belgique ont reçu une première dose du vaccin et 203.755 une seconde dose ; rapportée à l’échelle de la population belge en âge de se faire vacciner, cela représente 4%. Mais pour les personnes les plus âgées, qu’on sait les plus à risque de contracter une forme grave de la maladie, la couverture vaccinale est plus élevée : environ un quart des plus de 84 ans ont reçu au moins une première dose d’un vaccin contre le coronavirus (83.400 personnes).

Ce qui s’explique par le choix des autorités sanitaires de débuter la campagne vaccinale dans les maisons de repos. Outre l’âge, la profession entre en ligne de compte pour l’attribution prioritaire du précieux sérum. Après le personnel médical des hôpitaux en janvier, c’est maintenant au tour des soignants de première ligne (médecins, pharmaciens) et du reste du personnel hospitalier.

L’Europe reste sur le qui-vive

Chez nos voisins, la tendance est aussi globalement à une stabilisation de l’épidémie. Mais si l’Allemagne a prévu d’amorcer des assouplissements, avec notamment la réouverture des écoles le 22 février, l’heure n’est pas encore à un déconfinement général. Le gouvernement allemand a ainsi annoncé qu’il prolongeait jusqu’à début mars ses contrôles aux frontières avec le Tyrol autrichien et la République tchèque. Les restrictions drastiques de circulation concernent également l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et le Brésil.

En France, le gouvernement de Jean Castex n’envisage pour l’instant pas d’adopter de mesures sanitaires plus strictes, malgré une situation sanitaire compliquée dans certains départements. À Berlin comme à Paris, on garde probablement en tête l’exemple récent du Portugal, submergé début du mois par une troisième vague de l’épidémie.

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