Covid-19: une seule dose de vaccin pour les anciens malades ?

La Belgique emboîtera-t-elle le pas de la France ? - AFP
La Belgique emboîtera-t-elle le pas de la France ? - AFP
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Faut-il revoir le nombre d'injections du vaccin pour les personnes qui ont déjà été infectées par le Covid ? La France le recommande, arguments à l'appui.

La question taraudait les scientifiques depuis longtemps: comment vacciner les personnes déjà contaminées par le SARS-CoV-2 ? La France vient de trancher. Alors que tous les vaccins jusqu'ici approuvés prévoient deux injections, la Haute Autorité de santé propose de n'en administrer qu'une seule aux personnes « ayant un antécédent de Covid-19 », sous forme symptomatique ou non.

Dans un avis publié vendredi 12 février, l'équivalent français du Conseil supérieur de la Santé recommande d'administrer cette unique dose trois à six mois après l’infection puisque « les données actuelles ne permettent pas pour le moment de statuer sur la réponse immunitaire au-delà de 6 mois ». Elle « jouerait ainsi un rôle de rappel », explique la HAS, pour doper ou plutôt réveiller l'immunité.

Plus efficace

Cette idée repose sur quatre études, menées aux Etats-Unis et en Italie, qui sont parvenues à la même conclusion: une dose de vaccin injectée à un ancien malade produit une réponse immunitaire plus importante et plus rapide que deux doses administrées à une personne n'ayant jamais fait le Covid.

Une infirmière tient le vaccin Pfizer dans sa main

Une cinquième étude, conduite au Fred Hutchinson Cancer Research Center de Seattle, a également suggéré que les anticorps produits après une seule dose du vaccin Pfizer chez des personnes ayant déjà contracté le Covid sont aussi efficaces face au variant sud-africain. Une bonne nouvelle à l'heure où ces mutations inquiètent le monde entier.

Autre argument avancé par la HAS: les anciens malades ayant reçu deux injections présentent davantage d'effets indésirables, et plus intensément, comme une inflation locale, de la fièvre ou de la fatigue.

Et chez nous ?

La Belgique va-t-elle suivre la recommandation française ? La question est à l'étude. Certains y voient un moyen d'accélérer la campagne de vaccination, fortement dépendante des firmes pharmaceutiques, en économisant un nombre significatif de doses. En Belgique, on estime en effet que 15 à 20 % de la population a développé des anticorps.

D'autres jugent toutefois cette mesure (trop) complexe à mettre en œuvre sur le terrain, d'un point de vue logistique. Le Conseil Supérieur de la Santé se réunit cette semaine pour peser le pour et le contre. Un avis est donc attendu dans les prochains jours.

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