Vaccination: ce qu'il faut savoir sur les plans bruxellois et wallon

Qui pourra se faire vacciner? Quand et où? - BELGA
Qui pourra se faire vacciner? Quand et où? - BELGA
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Centres, timing… La Wallonie et Bruxelles ont dévoilé leur stratégie de vaccination, qui va bientôt sortir des maisons de repos. Un récapitulatif s'impose.

Les images des premières vaccinations semblent avoir eu un effet positif. Trois quarts des Belges (77%) seraient désormais prêts à se faire vacciner, selon le baromètre de motivation réalisé par plusieurs universités belges et dont les résultats ont été dévoilés vendredi. Un chiffre qui était de 56% à la mi-décembre. La volonté de la population semble donc suffisante pour atteindre l'immunité collective, estimée à 70% de vaccinés. Encore faut-il que le reste suive…

Pour atteindre cet objectif, les Régions wallonne et bruxelloise ont levé le voile ce jeudi sur la manière dont la campagne de vaccination va se poursuivre dans les semaines à venir, et les moyens mis en place pour assurer son développement.

Calendrier wallon

Après les résidents et les travailleurs des maisons de repos, dont la vaccination est toujours en cours, la Wallonie, comme les autres Régions, commencera ce lundi à vacciner le personnel hospitalier. Une semaine plus tard, soit le 25 janvier, ce sera au tour des autres collectivités de soin.

Début février, changement de stratégie. Les vaccins ne seront plus acheminés vers les personnes. Il faudra aller vers eux. Les premiers concernés par ce nouveau système seront les professionnels de la santé, comme les médecins généralistes, les pharmaciens, les aides soignantes ou encore les ambulanciers. 32 centres de vaccination, répartis sur l'ensemble du territoire, leur seront destinés. Il s'agit majoritairement d'hôpitaux, chargés d'inoculer le vaccin Pfizer ou Moderna, mais aussi de deux centres de testing reconvertis en centres de vaccination, situés à Ronquières et Bierset.

Place ensuite, aux phases « grand public ». Seront d'abord concernés, dans le courant du mois de mars, les plus de 65 ans, les 45-65 présentant des comorbidités et les fonctions essentielles. Puis tout le monde, à partir du mois de mai et durant tout l'été. Pour ce faire, 54 centres de vaccination seront mis en place. « Les gens seront convoqués dans des centres proches de leur domicile, accessibles en transports en commun », a souligné la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale. Ceux-ci seront « majeurs » (cinq à dix lignes de vaccination), plus petits (1 à 2 lignes) mais plus nombreux, ou mobiles (des bus).

Elio Di Rupo présentant le plan de vaccination wallon

Elio Di Rupo présente le plan wallon de vaccination, le 14 janvier. - BELGA

« Chaque personne concernée recevra une invitation avec un lieu, une date et une heure de rendez-vous, liée à un numéro unique afin d’éviter que les gens soient convoqués plusieurs fois. Chacun aura la possibilité de confirmer ou de décliner son rendez-vous, puisque nous respectons le principe de la vaccination volontaire », rappelle Yvon Englert, le délégué-général Covid-19 pour la Wallonie. Il sera bien évidemment possible aussi de modifier ce rendez-vous (date, heure et même lieu) via une plateforme en ligne ou une ligne téléphonique.  

Et à Bruxelles?

Le calendrier bruxellois est assez similaire. Sauf pour la phase de vaccination des autres collectivités de soin, qui débutera le 1er février, soit une semaine après la Wallonie. La vaccination de masse, qui vise toute la population majeure, devrait également commencer en avril, pour s'achever avant le début de l'été.

Pour relever ce défi, le ministre bruxellois de la Santé Alain Maron a annoncé la mise en place, début mars, de dix centres de vaccination répartis sur l’ensemble du territoire, avec une capacité de 375.000 vaccinations par mois.

Le centre de vaccination du Heysel

Le site du Heysel pourra vacciner jusqu’à 100 000 personnes par mois. Les autres centres de vaccination, moins grands, seront situés à Neder-Over-Heembeek, Anderlecht, Molenbeek, Forest, Ixelles, Schaerbeek, Bruxelles et Woluwe-Saint-Pierre. Un dernier, dans le sud de la région, doit encore être déterminé. - BELGA

Pas encore totalement au point

Il reste toutefois encore quelques « détails » à peaufiner, comme la sélection au sein des différents publics. Pour les plus de 65 ans, c'est facile. Il suffit d'utiliser le registre national et d'opérer par tranche d'âge. Pour les personnes de plus de 45 ans présentant des comorbidités, c'est plus compliqué. « La discussion est en cours au niveau interfédéral. C’est délicat », remarque Yvon Englert. « Les médecins généralistes pourraient jouer un rôle pour aider les pouvoirs publics à identifier ces personnes mais se pose alors le problème du secret médical », explique Le Soir. Reste aussi à déterminer encore la liste des fonctions essentielles. Un autre débat délicat, même si certaines sont déjà connues.

Ces stratégies dépendent avant tout de la disponibilité des vaccins. Si les fabricants prennent du retard, cela aura un impact sur le calendrier. Mais si les doses arrivent suffisamment vite et en quantité suffisante, espère l'ancien recteur de l'ULB, ces débats pourraient devenir secondaires.

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