Covid-19: enfin un peu d'espoir

©belgaimage-171836317
©belgaimage-171836317
Teaser

En comité de concertation ce vendredi, le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a détaillé le calendrier de la vaccination en Belgique. Si le planning est respecté, les groupes « à risque » devraient être vaccinés au printemps. De quoi voir, enfin, le bout du tunnel pour les grandes vacances.

C’était attendu : le comité de concertation (« Codeco »), réuni ce vendredi, n’a pas lâché la bride. Les mesures sanitaires resteront en vigueur au moins jusqu’au 22 janvier prochain, date fixée pour un nouvel examen de la situation épidémiologique. Signalons tout de même ce micro-changement, qui concerne les auto-écoles : les centres d’examens pour le permis de conduire pourront rouvrir à partir de ce lundi 11.

Pour (tout) le reste, il faudra encore pas mal de patience, puisqu’à court terme, aucun assouplissement n’a été concédé, vu l’évolution de l’épidémie (voir plus bas). Le comité de concertation a confirmé le maintien du télétravail obligatoire. « Il y aura davantage de contrôles sur les lieux de travail des travailleurs qui doivent respecter une quarantaine », indique le communiqué du Codeco, qui a déconseille également les voyages non essentiels, « au moins » jusqu’après les vacances de Carnaval. Il est prévu d’augmenter « la cadence de vaccination et de la rendre plus efficace », ainsi que « d’augmenter le nombre de tests PCR et de tests antigéniques ». Enfin, le comité de concertation a appelé à la plus grande vigilance dans l’enseignement. « Il faudra être plus attentif au respect des mesures sanitaires et de quarantaine chez les enfants en âge scolaire (…) », dit le communiqué.

Rendez-vous le 22 janvier

Le comité de concertation de ce vendredi aura quand même livré des perspectives qui laissent entrevoir le bout du tunnel. D’ici au 22 janvier, le groupe d’experts chargés de penser le déconfinement (Gems) devra établir « un calendrier de réouverture » pour les secteurs encore confinés. Si rien n’est décidé à ce stade, les métiers de contact (coiffeurs, esthéticiens, etc.) pourraient être les premiers à rouvrir, à la fin du mois ou au tout début de février.

Tout dépendra de l’évolution de l’épidémie dans les quinze prochains jours. À plus long terme, le retour à une vie qui se rapproche le plus possible de la « normale » devrait bien entendu dépendre de la stratégie de vaccination belge. Bien qu’elle sera formellement validée lors du prochain comité de concertation et qu’en outre, elle restera par nature évolutive (puisque tributaire notamment des livraisons et des autorisations des vaccins), le ministre de la Santé a donné plus de détails sur la vaccination, et son calendrier. Selon Frank Vandenbroucke (SP.A), les stocks seront suffisants que pour assurer à tous les résidents et membres du personnel des maisons de repos d’être vaccinés pour la mi-février.

L’été en ligne de mire

Dès février, le reste du personnel soignant (première ligne, hôpitaux, autres institutions, etc.) pourra recevoir une première injection, avant les 65 ans et plus, en mars, suivis des patients présentant des comorbidités. Si tout se passe selon le plan, les groupes considérés comme à risque devraient être protégés du virus au printemps, ce qui pourrait normalement laisser la place à un assouplissement beaucoup plus important. En juin, tout le reste de la population-environ 9,2 millions de personnes- sera en mesure de se faire vacciner.

De quoi potentiellement atteindre le seuil de 60 à 75% d’immunité collective pour septembre. Reste à voir quand nous serons enfin débarrassés du port du masque, des gestes barrière et autres joyeusetés. Mi-décembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelait que s’il y a des preuves scientifiques qu’un vaccin empêche de développer les symptômes du Covid-19, des études complémentaires doivent encore être menées pour être sûr qu’il bloque aussi toute propagation de la maladie. L’OMS plaidait du coup pour que les personnes vaccinées continuent jusqu’à nouvel ordre de porter un masque et de respecter les règles barrières.

Trop tôt pour déconfiner

Si aucune modification des mesures sanitaires n’a été annoncée vendredi, c’est parce que les chiffres de l’épidémie ne le permettent toujours pas. Pour rappel, les autorités fédérales ont fixé différents seuils pour assouplir : être sous les 75 hospitalisations quotidiennes durant au moins sept jours consécutifs, compter moins de 800 nouveaux cas par jour durant au moins trois semaines et afficher un taux de positivité inférieur à 3%. On n’y est pas encore.

Si, globalement, la tendance à la baisse se confirme, la courbe des nouvelles contaminations a elle légèrement remonté, conséquence potentielle du retour de vacances. Selon les derniers données communiquées ce samedi par Sciensano, le nombre moyen d’infections au Covid-19 s’est élevé à 1.720,9 par jour entre le 30 décembre et le 5 janvier, soit une hausse de 4% par rapport à la période précédente. Les hôpitaux belges ont admis en moyenne 130,3 patients quotidiennement sur la dernière période (-11%).

Le nombre de patients actuellement hospitalisés est de 1.994 (-1 %), dont 378 en soins intensifs (-1 %). En moyenne, le Covid-19 a par ailleurs fait près de 62 morts (61,9) chaque jour entre le 30 décembre et le 5 janvier, un recul de 13,2 %. Au total, 19.992 personnes sont décédées en Belgique en raison du virus ; tout indique que la barre des 20.000 morts devrait être franchie ce week-end. La proportion de tests positifs (le taux de positivité évoqué plus haut) reste pour l’instant à 6,2%.

Plus de Actu

Les plus lus