Eric Clapton: God is alive

Eric Clapton @Arte
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Teaser

Il était destiné à mourir, comme d’autres rock-star avant lui. Mais Éric Clapton s’est toujours relevé.

Diffusion le 8 janvier à 22h25 sur Arte

Robert Johnson a croisé le diable et lui a laissé son âme pour apprendre la guitare, Éric Clapton est devenu Dieu en grattant sur les cordes. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est le graffiti d’un fan des Yardbirds, groupe où officie Clapton en 1965, tagué sur le mur d’une station de métro non loin du Crawdaddy Club de Richmond, près de Londres. “Clapton is God”, écrit noir sur blanc, en trois lignes. Le mur est pris en photo, une légende est née. Il quittera ensuite les Yardbirds pour intégrer le groupe de John Mayall, fonder Cream et devenir l’idole du blues que l’on connaît aujourd’hui.

Le temps a fait son œuvre et l’on a aujourd’hui oublié que tout divin qu’il puisse être, Éric Clapton a énormément souffert durant son enfance. Il grandit avec une grand-mère qu’il pensait être sa mère, avant que cette dernière ne le retrouve… pour l’abandonner une seconde fois. Une double peine qui marque un petit Éric ne trouvant le réconfort que dans les riffs tristes et mélancoliques qu’offre le blues et décide d’en être.

Devenu l’égal de ceux qu’il écoutait gamin, il refuse tout compromis autour de sa musique. Et rapidement tout explose. Les Yardbirds, Cream, Derek and the Dominos… Clapton sort essorer de tous ses groupes et plonge dans la drogue. Ravagé par la mort de Jimi Hendrix, il crève en plus d’un amour impossible pour Pattie Boyd, femme de son pote George Harrison, qui lui inspire “Layla”. Ils côtoient les abysses durant les années septante mais parvient finalement à s’en sortir et à lancer sa carrière solo. Mais la mort rôde toujours. Il perd, en quelque mois, son ami Steve Ray Vaughan, puis son bébé.

On se demande aujourd’hui comment Éric Clapton est encore debout, après une vie faite de drames dont il s’est constamment relevé. Probablement grâce à son don extraordinaire pour la guitare. Un destin tragique parfaitement sanctifié dans le documentaire proposé par Arte vendredi, grâce notamment à un Clapton terriblement touchant.

 

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