Covid-19 en Belgique: Tous les indicateurs sont au vert

Dans le couloir de l'Hôpital André Vésale, près de Charleroi - BELGA
Dans le couloir de l'Hôpital André Vésale, près de Charleroi - BELGA
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La situation sanitaire s'améliore en Belgique, mais les chiffres restent élevés. Le combat contre la deuxième vague de coronavirus est loin d'être terminé.

« Les efforts de la population ont un impact positif », affirmait ce jeudi matin le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke au micro de Bel RTL. Cet effet est visible dans les chiffres. En Belgique, reconfinée depuis le 2 novembre, « pour la première fois depuis des semaines, pour ne pas dire depuis quelques mois, tous les indicateurs sont en baisse », s'était d'ailleurs réjoui Yves Van Laethem mercredi.

Le nombre de personnes hospitalisées pour le Covid-19 continue de reculer et s'élève désormais à 5.897 (-5%), dont 1.325 patients traités aux soins intensifs, selon les derniers chiffres de l’Institut de santé publique Sciensano publiés jeudi. Au niveau des admissions quotidiennes, la diminution est également visible: 379,6 par jour en moyenne, entre le 12 novembre et le 18 novembre, soit une baisse de 27% par rapport à la semaine précédente.

Le nombre de contaminations poursuit également sa baisse constante. En moyenne, du 9 au 15 novembre, il y a eu 4.755 contaminations quotidiennes, soit une baisse de 38% par rapport aux sept jours précédents.

Côté décès, les chiffres diminuent aussi, même si le cap des 15.000 morts a été franchi. Du 9 au 15 novembre, 183,9 personnes sont décédées en moyenne chaque jour, soit -8,3 % par rapport à la semaine précédente. Le pic semble avoir été atteint le vendredi 6 novembre dernier, avec 215 morts en une journée, contre 302 décès lors du pic d'avril. Même si elle n'est pas encore terminée, la deuxième vague semble donc moins meurtrière que la première, observe De Morgen. Non pas parce que le virus serait moins dangereux, mais grâce notamment à une meilleure gestion des maisons de repos.

Des infirmières au chevet d'un patient Covid

Des infirmières au chevet d'un patient Covid - BELGA

Des chiffres encourageants, mais…

Parce que, oui, il y a un mais. Ces indicateurs restent à un niveau extrêmement élevé. Le nombre de personnes hospitalisées, notamment en soins intensifs, reste important et supérieur à la première vague. Cela signifie que le personnel soignant est toujours sous pression.

Après une baisse constante, les contaminations pourraient également augmenter dans les prochains semaines, pour deux raisons. Notamment à cause de la nouvelle stratégie de testing, qui entrera en vigueur le lundi 23 novembre. À partir de cette date, les personnes asymptomatiques pourront à nouveau se faire tester au septième jour après leur retour de zone rouge ou après leur dernier contact à haut risque avec une personne positive. Cela pourrait « faire gonfler de 10% » les chiffres relatifs aux contaminations, a souligné mercredi Yves Van Laethem.

Autre point qui pourrait provoquer une augmentation des contaminations: l'impact de la réouverture des écoles. On aura une réponse dans moins de dix jours, a rappelé le porte-parole interfédéral sur le plateau de RTL-TVi. Pour l'infectiologue, refermer les écoles sera difficile, « sauf si la hausse devait être importante. On verra s’il n’y a pas d’autres mesures à prendre avant de fermer complètement les écoles, ce qui serait handicapant. »

Pas d'allégement à l'horizon

La situation sanitaire s'améliore en Belgique, mais il est encore « beaucoup trop tôt » pour envisager un éventuel déconfinement, a estimé Erika Vlieghe, infectiologue à l’université d’Anvers, sur le plateau de la RTBF mercredi. « Il va falloir éviter les effets yo-yo dramatiques pour le secteur des soins et tout ce que cela occasionne comme perturbations sociétales », a prévenu l'épidémiologiste de l'ULB Marius Gilbert, redoutant un relâchement à l'approche des fêtes de fin d'année.

« L'impact positif des mesures prises est loin d'être suffisant. Il faudra continuer nos efforts, même s'ils sont douloureux », a averti de son côté le ministre de la Santé. « Il sera probablement très difficile d'alléger les mesures rapidement. » Difficile donc de savoir ce qui sera permis ou non pour Noël. Les mesures actuelles - dont le fait qu'un seul contact rapproché soit autorisé par membre d’un foyer - sont, elles, d'application jusqu'au 13 décembre, au moins.

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