Élisabeth Badinter: Bad girl ou boomeuse?

Élisabeth Badinter Belga
Élisabeth Badinter Belga
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Ce soir, sur France 5, La grande librairie reçoit Élisabeth Badinter pour une émission spéciale évidemment liée à l’actualité.

La philosophe se fait rare, pourtant les événements récents l’ont amenée à prendre la parole et à retrouver, une nouvelle fois, le plateau de François Busnel pour débattre d’idées et de valeurs. Les événements récents l’imposent en cet automne d’anniversaire des cinq ans des attentats de Paris, de procès des assassins de Charlie et du meurtre terrible de Samuel Paty, le professeur d’histoire-géographie qui a montré les caricatures de Mahomet en classe.

L’islam et la République, c’est l’un des grands sujets qui occupent Élisabeth Badinter. En 1989, déjà, lors de l’affaire des collégiennes voilées de Creil, elle prenait position contre le voile et craignait “la capitulation” de la laïcité. Elle a témoigné en faveur de Charlie Hebdo lors du procès des caricatures. Le jour des funérailles de Samuel Paty, elle a confié son émotion de professeur, sa crainte face au pouvoir des réseaux sociaux, sa colère face à ce qu’elle nomme l’islam politique et face au manque de réaction de la gauche, mais aussi l’espoir face aux réactions de la communauté musulmane…

L’autrice de X-Y, De l’identité masculine ne mâche pas ses mots. Elle incarne une certaine idée de la République et de la Laïcité, avec majuscules. Face au mouvement #MeToo comme face au voile, l’icône féministe des années 80 attaque la nouvelle génération de militantes, qu’elle accuse de misandrie et de manque de nuances - et prend le parti des hommes (si parti à prendre il y a). On peut la trouver réac, questionner ses idées, constater qu’elles sont datées et liées à son statut, à son époque… Elles sont là pour ça.

Élisabeth Badinter n’est pas Zemmour. Le débat est possible, à condition d’être à la hauteur et pour cela, on fait confiance à La grande librairie pour bien choisir ses intervenants. À l’heure du buzz et des clashs, écouter cette intellectuelle ferrailler chez François Busnel s’annonce passionnant, même et peut-être surtout lorsqu’on s’oppose à son discours.

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