Pour contrer la crise, un site regroupe les e-commerces belges

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La plateforme ambitionne de donner de la visibilité à tous les petits commerçants et artisans locaux. Une aide bienvenue à l’heure de la deuxième vague.

Il fallait s’en douter au vu de ce qui s’était passé en mars. En décidant de fermer les magasins dits «non-essentiels», le gouvernement a indirectement provoqué une véritable ruée dans les commerces. Ce samedi, des zones commerçantes comme la rue Neuve à Bruxelles étaient noirs de monde, et autant dire que la distanciation sociale était loin d’être respectée. De longues files se sont formées, jusqu’à près d’un kilomètre devant le magasin Ikea de Zaventem. «Ces images font peur. C’est tout ce qu’on veut ne pas voir», assène l’épidémiologiste Yves Coppieters sur BX1. «Ne le faites pas si ce n’est pas vraiment nécessaire», renchérit le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. Un message justifié du point de vue sanitaire mais qui n’a sûrement pas été bien accueilli par les commerçants qui profitent de cette bulle d’air avant une longue apnée.

Pourtant, une solution se profile pour allier respect des consignes de sécurité, soutien aux petits commerces belges et achats de plaisir.  Avec son nom sobre et explicite, les e-shops belges est un  site qui permet de garder le lien entre consommateurs et commerçants en temps de crise.

Un peu de tout

L’idée de la plateforme est simple: répertorier gratuitement tous les petits magasins qui demandent à y figurer. «Cette initiative vise exclusivement à soutenir les indépendants et TPE de notre pays qui gèrent un e-commerce», précise le site qui ne répertorie pas les grandes enseignes, disposant souvent de leurs propres e-shops.

Dès la première vague de coronavirus, Les e-shops belges prennent la forme d’un grand réseau qui regroupe plus de 300 e-commerces locaux. À l’aube de la deuxième vague, ce nombre a dépassé les 450. Ceux-ci sont répartis en huit catégories dans tous les secteurs: loisirs, bien-être, déco, mode… Une rubrique est même dédiée aux cadeaux ou encore au zéro déchet.

«L'entraide et la bienveillance avant tout»

À l’origine de ce projet, on trouve une commerçante touchée de plein fouet par la crise: Nathalie Ceter. Suite à la fermeture forcée de son magasin de chaussures pour enfants à Ixelles, elle a d’abord imaginé une page Facebook pour fédérer les e-shops belges.

Créée le 26 mars, l’initiative suscite immédiatement l’enthousiasme. Le succès est tel que rapidement, deux autres femmes se joignent à l’aventure et les trois entrepreneures créent le site. «Le leitmotiv était de dire qu’ensemble, on va plus loin», explique à la RTBF Théodora Greindl, co-gérante du projet. Et ça marche! Alors que le reconfinement frappe de nouveaux les commerces, les administratrices ne chôment pas, avec une page Facebook quotidiennement active et un site tout juste mis à jour. Aujourd’hui, plus de 11.000 personnes sont abonnées sur Facebook. Une bonne nouvelle pour tous les commerçants qui n’ont pas eu la chance hier d’être reconnus comme «essentiels» par le gouvernement.

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