Code orange dans l’enseignement: quelles conséquences?

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La ministre Caroline Désir a décidé ce mercredi 21 octobre le passage des écoles en code orange en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). L’enseignement hybride devient possible mais de manière assez limitée.

C’est une longue réunion qui a eu lieu ce matin entre Caroline Désir et les représentants de l’enseignement en FWB. Objectif: encadrer le passage du secteur du code jaune en code orange. Cette décision était attendue et elle a été confirmée ce mercredi, avec une période d’adaptation des écoles à cette mesure qui s’étalera jusqu’aux vacances de Toussaint. Plusieurs conséquences découlent de ce changement mais la volonté a été d’en limiter la portée autant que possible pour assurer la mission pédagogique des écoles, conformément aux recommandations des pédiatres.

L’enseignement hybride au cœur des débats

Le point le plus sensible de cette réunion a été l’adoption ou pas de l’enseignement hybride, à savoir en partie en présidentiel et à distance. La décision finale a été de le rendre possible mais pas obligatoire, et seulement à partir de la troisième secondaire. Autrement dit, en maternelle, en primaire et dans les deux premières années du secondaire, rien ne change et tous les élèves continuent d’aller en classe.

De la troisième à la sixième (et septième) par contre, les établissements peuvent prendre la décision d’adopter cet enseignement hybride. Mais comme le précise sur le plateau de LN24 Étienne Michel, le directeur général du SeGEC, si cette décision est prise, il faut s’assurer que tous les élèves puissent suivre pleinement l’enseignement à distance. Ceux qui n’auraient pas d’ordinateur chez eux pourraient par exemple utiliser ceux des salles informatiques. Si cette condition est remplie, les élèves seront divisés en deux groupes, comme le fait savoir RTL qui a consulté la circulaire émise ce mercredi. Un premier groupe serait présent à l’école le lundi, mardi et mercredi alors qu’un second sera limité à une présence le jeudi et vendredi. La semaine suivante, ces jours sont inversés entre les deux groupes. «Certains élèves peuvent toutefois être invités à l'école pour répondre à des besoins sociaux, pédagogiques ou médicaux», précise la circulaire.

Quelques ajustements pour limiter les risques de contagion

Pour le reste, le passage en code orange a quelques implications supplémentaires. Si la présence de tiers reste permise dans l’école, une nuance est apportée. «Les stagiaires et les personnes participant à l'encadrement d'activités de remédiation ou d'animations en lien avec le projet pédagogique» sont autorisés dans un cadre qui respecte les mesures de sécurité sanitaire, mais ce n’est plus le cas des personnes dont la présence n’est pas jugée «essentielle».

Autre point: les activités en-dehors de l’école. En primaire, elles étaient toujours permises, contrairement au secondaire. Avec le code orange, cette possibilité est supprimée pour tout le monde. «Font exception à cette règle les activités d'observation et les leçons pratiques qui se réalisent en restant en mouvement, le tout en fonction du programme d'études». À partir de 12 ans, les enfants ne pourront plus faire de sport amateur, et ce dès ce week-end, mais les cours de gymnastique continuent, de préférence en extérieur. Cela dit, «s’il n’est pas possible de respecter toute une série de conditions sanitaires, le cours d’éducation physique peut être suspendu et remplacé par des activités éducatives en classe avec l’enseignant de ce même cours», précise Étienne Michel à LN24.

Les réunions et proclamations doivent également être limitées au strict minimum. «Seules les réunions indispensables au fonctionnement de l'école peuvent continuer avec les mesures de sécurité nécessaires», précise la circulaire. Quant aux cantines, elles restent ouvertes mais les élèves doivent y manger avec leurs camarades de classe uniquement, conformément à leur bulle de contact qui s’applique également dans la cour de récréation.

Un code orange qui deviendra rouge vendredi?

Au-delà de ces quelques changements, rien ne change véritablement, si ce n’est que le respect des mesures de sécurité sanitaire fera l’objet d’une attention accrue. Les vacances de Toussaint n’ont bien que deux jours supplémentaires à leur actif. Dans l’hypothèse où le code orange perdurerait jusqu’aux examens, ceux-ci se dérouleraient normalement, «y compris en présence de tiers si nécessaire, à condition que les mesures de sécurité soient observées». Dernière nuance à ajouter: les inscriptions se font en ligne ou sur rendez-vous.

Mais la ministre de l’Enseignement francophone Caroline Désir a tenu à mettre en garde contre des changements potentiels à venir. Ce vendredi, un nouveau comité de concertation doit avoir lieu au niveau fédéral et elle prévient que les décisions qui y seront prises pourraient également impacter les écoles. Un passage en code rouge à court terme reste donc possible, même s’il n’en a pas été question ce mercredi.

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