On a écouté le nouveau Cabrel

Francis Cabrel
Francis Cabrel
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Se plaçant en héritier des troubadours du Moyen Âge, le chanteur évoque l’amour courtois et les urgences climatiques sur « A l’aube revenant », un quatorzième album 100% authentique qui sort ce vendredi 16 octobre.

J’ai cherché la poésie où il n’y en a jamais eu”, chante Francis Cabrel sur son quatorzième album “A l’aube revenant”. Avec la démarche artisanale qui l’a toujours caractérisé, il nous dépose treize chansons (douze originales et une adaptation française du superbe Sweet Baby James de James Taylor sur le thème de la première expérience sexuelle) qui vont nous accompagner au coin du feu. Cabrel fait partie de ces artistes dont on ne veut pas qu’ils changent. Et dès les premières notes boisées de Les beaux moments sont trop courts (un titre en déclaration de foi), nous sommes rassurés. Cinq ans après “In extremis”, on a retrouvé celui qu’on aime.

Né en solitaire à Astaffort, enregistré avec les vieux fidèles et terminé chez nous, aux studios ICP à Bruxelles, “A l’aube revenant” évoque à trois reprises les troubadours apparus voici neuf siècles au Moyen Âge dans nos contrées européennes. Une filiation logique. Mais s’il chante l’amour courtois (Ode à l’amour courtois) et interprète les langues anciennes (Rockstars du Moyen Âge), Cabrel reste bien ancré dans la réalité. Fin observateur et militant des nobles causes, il rappelle qu’”il n’y a pas d’urgence plus urgente” que la sauvegarde de notre planète (Jusqu’aux Pôles) et déplore la disparition des librairies dans les petites villes (Difficile à croire). Entre bossa brésilienne (Te ressembler), blues électrique (Parlons-nous) et œillade à l’ami Dutronc (l’excellent rock yé-yé Chanson pour Jacques), il cite Cohen et Rimbaud (Peuple des fontaines), nous replonge dans les bals où on roucoulait au son de Je l’aime à mourir (Les beaux moments sont trop courts),  fait ressurgir le fantôme du maître Dylan un peu partout et n’oublie pas de convier la famille avec sa fille Aurélie dans les cœurs.  Un grand cru.

Francis Cabrel, A l’aube revenant. Sony Music

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