Coronavirus: La situation en Belgique ne laisse plus de place au déni

Dans un hôpital à Bruxelles. - REUTERS/Francois Lenoir
Dans un hôpital à Bruxelles. - REUTERS/Francois Lenoir
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Infections, hospitalisations, décès… Tous les indicateurs poursuivent leur hausse en Belgique. Une situation préoccupante au point que plusieurs hôpitaux ont commencé à reporter des soins non-urgents.

Les courbes de l'épidémie sont éloquentes et ne laissent entrevoir aucun signe de stabilisation. Entre le 2 et le 8 octobre, il y a eu en moyenne 4.145 nouvelles infections au coronavirus par jour, soit une augmentation de 89% par rapport à la période précédente de sept jours. Rien que samedi, en 24 heures, le pays a compté 7.950 tests positifs au Covid-19. Un record.

Des hôpitaux à nouveau sous pression

Les hospitalisations continuent également leur progression, avec une moyenne de 125 admissions quotidiennes (+67,5%) entre le 5 et 11 octobre. Il y a désormais 1.329 patients hospitalisés pour le Covid-19 dans les hôpitaux belges, dont 243 sont en soins intensifs.

Face à cette hausse préoccupante, certains établissements ont été contraints de reporter ou d'annuler des opérations non-urgentes. C'est notamment le cas à Anvers et à Louvain, où sont hospitalisés de nombreux Bruxellois atteints du Covid-19, ainsi qu'au CHU de Liège, qui a annulé près d’un tiers des admissions non urgentes. C'était pourtant la crainte du monde hospitalier: une saturation et un report des soins, déjà délaissés pendant le confinement. La première phase du plan fédéral prévoit que tous les hôpitaux réservent 15% de leurs lits de soins intensifs aux patients atteints du Covid-19, mais certains hôpitaux en sont déjà à 25%, selon l'agence Belga, soit à la deuxième phase.

Enfin, entre le 2 et 8 octobre, on déplore une moyenne de 16 décès par jour des suites du Covid-19.

La Belgique, deuxième pays le plus touché d'Europe

Ce dimanche, la Belgique est devenue le deuxième plus mauvais élève d'Europe, selon la carte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Longtemps resté à la cinquième place, le plat pays a désormais dépassé la France, l'Espagne et les Pays-Bas pour se hisser à la deuxième place des pays européens les plus touchés par le coronavirus. Seule la République tchèque connaît actuellement une situation plus grave encore.

Il est temps d'agir

Ces chiffres ne doivent pas servir à faire peur, mais à faire prendre conscience qu'il est grand temps de prendre chacun ses responsabilités pour tenter de contrer la circulation du coronavirus. Comment? Limiter ses contacts sociaux au strict minimum, premièrement. Maintenant que l'automne est là et que nous allons passer plus de temps à l'intérieur, il est également conseillé de ventiler les espaces. Tout le monde en a marre, certes, mais tout le monde peut faire ce petit effort qui pourrait faire la différence et… éviter un reconfinement qui ferait mal au moral - et à l'économie - durant la période des fêtes.

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