« Il n'y a pas que le Covid »

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Alors qu'une deuxième vague est désormais à nos portes, les hôpitaux disent l'importance de la contenir pour garder la capacité de soigner toutes les maladies.

Cette fois, il semblerait bien que la deuxième vague est à nos portes. Avec plus de 1.000 patients Covid et plus de 200 aux soins intensifs, l'épidémie s'accélère et ce, dans toutes les régions, même si cette accélération se fait le plus sentir à Bruxelles, mais aussi à Charleroi, Liège et Namur. Ce vendredi, Sciensano a annoncé 5.700 nouveaux cas par rapport à la veille, un chiffre pas atteint depuis début mai.

Selon Yves Van Laethem, « si on continue au rythme actuel, les chiffres doubleront tous les neufs jours. Et ces chiffres vont continuer à augmenter pendant quelques temps (...) C'est surtout la tranche d'âge de la vingtaine qui est touchée, mais on observe un déplacements des nouveaux cas vers les groupes de 40 ans et plus. La dernière semaine, 200 personnes de plus de 90 ans ont été diagnostiquées, soit le double de la semaine qui a précédé ».

Voilà pour les chiffres, mais quelle est la situation dans les hôpitaux ? Au service com' du CHU Saint-Pierre, on se veut  plutôt rassurant, tout en étant très vigilant : « Quand on dit que les hôpitaux arrivent à saturation, c'est parce qu'on va bientôt atteindre 25% de notre capacité d'accueil aux soins intensifs. C'est le quota de lits de soins intensifs que le Fédéral nous a demandé de réserver aux patients Covid afin de maintenir l'activité des soins habituels. Mais nous ne sommes pas du tout au niveau du pic de mars-avril. Pour le moment, nous sommes assez calmes, mais c'est vrai qu'il y a une accélération très nette des hospitalisations depuis quelques jours ».

« Garder une activité la plus normale possible »

Ce n'est pas tant pour la capacité d'accueil que pour son personnel que l'hôpital veut autant  que possible éviter une deuxième vague : « Ils ont pu prendre des congés pour se reposer, mais émotionnellement, ça reste très difficile. C'est aussi pour eux qu'on espère vraiment qu'on pourra éviter une deuxième vague ».

C'est aussi pour les patients hors-Covid qu'il faut éviter autant que possible une deuxième vague qui engorgerait les hôpitaux : « Beaucoup de patients qui ont des maladies chroniques ou autres ont peur de venir à l'hôpital de peur d'attraper le Covid. C'est pour ça qu'il est très important pour nous de garder la capacité de maintenir une activité normale parce que durant le confinement, il y a des maladies chroniques qui n'ont pas pu être bien suivies. Or, il n'y a pas que le Covid. C'est essentiel de maintenir une activité aussi normale que possible pour pouvoir soigner toutes les maladies ».

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