Haring : le voyage intérieur

Haring by Maria Baoli
Haring by Maria Baoli
Teaser

Le producteur et DJ bourlingueur présente un deuxième album défiant les règles de la syntaxe électro aux Nuits Botanique le 9 octobre.

Un premier album (“In Spaces”) salué partout, un morceau (Us) utilisé dans une campagne pour Dior, le label City Tracks cofondé avec son manager Didier De Raeck, des longs séjours dans sa ville de cœur Istanbul, des résidences comme DJ à Tipik ou Kiosk Radio… Ces cinq dernières années, Yann Attia, alias Harring, est toujours resté en mouvement. Mais à l’heure de penser à son nouveau long format, sorti en mars dernier, le garçon a posé ses valises chez lui, au cœur de Bruxelles. “J’ai ressenti le besoin de mener une vie sédentaire pour raconter en musique une histoire qui absorbait toutes les expériences vécues depuis la sortie de ”In Spaces”. Je voulais aussi rendre hommage à mon quartier, à la ville et aux rencontres qui m’ont permis d’arriver où j’en suis.”

Ouvert sur un ton quasi dramatique (Ensemble), Blurred séduit par ses sonorités amples et son climax tout en nuances. “La musique électronique a ceci de génial, c’est qu’elle peut être à la fois froide et chaleureuse, mélancolique et hédoniste. J’ai voulu exprimer ma propre personnalité avec toutes ces facettes”, ajoute-t-il. Influencé par l’ambient (Meanings), la house mélodique (No Shadow Without Light) ou le clubbing (Rare Moments, Curves), Haring flirte aussi avec la pop (Disappearing) et s’ouvre aussi au néoclassique sur le majestueux Eternity avec la voix samplée de Marc Melià résonnant comme un chœur d’église. “Dans l’industrie musicale, on te dit que ça ne sert plus à rien de proposer un format album. Mais aux yeux du public, des médias et des artistes, je trouve que ça a encore toute sa pertinence. Avec “Blurred”, je ne suis jamais allé aussi loin dans la recherche sonore. J’ai l’impression d’avoir franchi un nouveau palier.

À voir le 9 octobre aux Nuits Botanique

Sur le même sujet

Plus de Aucun nom

Les plus lus

Notre Selection