Décès d'Annie Cordy : que reste-t-il de nos idoles « belgicaines » ?

Annie Cordy et Eddy Merckx sur le Tour de France 1969 - Belga
Annie Cordy et Eddy Merckx sur le Tour de France 1969 - Belga
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Avec la mort de Nini la Chance, c'est une certaine idée de la Belgique qui s'éloigne encore un peu plus. Mais, malgré les années, nos icônes nationales tiennent bon.

Elles ne sont plus si nombreuses, les idoles nationales, celles d'un pays unitaire, qui nous ont fait vibrer au sortir de la Seconde Guerre. Brel est parti il y a déjà bien longtemps, Hergé aussi. Raymond Goethals, aujourd'hui, Tata Yoyo... Tout cela vient nous rappeler que les temps changent, avançant sans être  regardant. Qui reste-t-il ? Eddy Merckx, le Grand Jojo, Adamo... Tant qu'ils tiendront, on peut espérer que la Belgique tiendra, elle aussi. D'ailleurs, comment vont-elles, nos idoles nationales ?

Après avoir été fêté sur le Tour de France l'an dernier (l'année des 50 ans de sa première victoire au Tour), Eddy Merckx a vécu une fin d'année plus difficile. Le 13 octobre, alors qu'il faisait du vélo avec des amis, il perdait connaissance et chutait lourdement. En juin, il fêtait ses 75 ans et expliquait au Soir ses frayeurs : « Je reviens de loin. J’ai pris un fameux coup sur la tête après ma chute consécutive à une sortie à vélo avec des amis le 13 octobre dernier. Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai perdu connaissance après avoir décroché un soulier d’une pédale. Puis je me suis réveillé à l’hôpital. Pourtant, le pacemaker que je porte ne recensait rien d’anormal, c’est inexplicable. Mais mon dos a morflé, ce n’est malheureusement pas la première fois. Je ne peux pas me tenir plus de 30 minutes en position debout. Il est vrai que je l’ai tellement sollicité qu’il a bien le droit de se plaindre. Et puis, à 75 ans, on commence à rouiller ! » Mais aujourd'hui, Eddy va bien. Toujours passionné, il plaint surtout les coureurs cyclistes actuels avec leur saison chamboulée à cause du coronavirus.

A 76 ans, Adamo a déjà eu plusieurs problèmes de santé. L'an dernier, il a dû être opéré des cordes vocales, ce qui l'a laissé sans voix pendant trois mois. Une période particulièrement difficile pour celui qui n'avait jamais cessé de chanter depuis 1962. Fin de l'année dernière, le label PIAS marquait le coup en sortait un coffret de sa période « 1962-1975 ». A peine sa voix retrouvée, Adamo est reparti en tournée, comme il n'a jamais cessé de le faire, se produisant au Chili. Des concerts au Japon sont toujours prévus pour décembre 2020. « La scène, c’est du sport et les médecins me disent d’en faire moins, disait-il au Soir il y a quelques mois. J’essaie de doser et d’éviter deux concerts de suite ».

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On le sait, Arno était atteint d'un cancer du pancréas. Son opération au printemps s'est bien passée et il reprenait la scène cet été en se produisant à Werchter dans la situation particulière due au coronavirus. « La musique m'a toujours sauvé la vie, disait-il en février. Les concerts sont importants pour moi, autant que pour le public ». Arno fourmille de projets : un nouvel album piano/voix avec le jeune virtuose Sofiane Pamart, un duo avec le rappeur Zwanguere Guy, le tournage d'un film réalisé par Edouard Baer avec Benoît Poelvoorde, un docu biographique de trois heures réalisé par la télé flamande Canvas et bien d'autres choses encore. Arno ne lâche rien.

Parmi les hommages à Annie Cordy, celui du Grand Jojo était un des plus touchants : « Je l’avais encore vue à mon anniversaire le 6 juillet sur la Grand-Place. C’était un très bon souvenir, a-t-il confié au micro de RTL. Ce qui était comique avec elle, c’était que quand elle était avec moi, elle retrouvait l’accent belge. Elle me disait 'ket'. C’est une grande dame, il n’y a pas d’autres mots. Cela m’affecte beaucoup franchement ». A 84 ans, le Grand Jojo reste en pleine forme. Très actif, il a publié au printemps une chanson sur le coronavirus, histoire qu'on fasse front en nation. Une chanson qui lève haut le drapeau de la Belgitude.

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