Les modalités de la rentrée universitaire se précisent

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Ce 21 août, la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny, a communiqué les lignes directrices qui organiseront le retour des étudiants. Des décisions qui les impacteront différemment selon l’année dans laquelle ils étudient.

Ils étaient tous réunis autour de la ministre Glatigny: l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur, de la promotion sociale, sans compter les experts sanitaires. Ce vendredi après-midi, tout ce beau monde a déterminé à quoi allait ressembler la rentrée de la mi-septembre. On savait déjà qu’elle serait classée selon le code jaune. On sait désormais ce que cela veut dire concrètement. Les autorités universitaires en ont également profité pour parler aux médias de sujets traités plus en interne, notamment vis-à-vis de la vie estudiantine au sens large.

Un max de présentiel, mais pas trop quand même

Le gros des décisions prises ce 21 août concerne évidemment les salles de classe, avec pour commencer une précision importante. Le ministère encourage les établissements du supérieur à réduire leur fréquentation de 25%. Cela veut dire que dans les faits, certains iront en auditoire et d’autres pas.

«La ministre encourage les établissements à proposer aux étudiants de première année un maximum d'enseignements en présentiel de façon à leur permettre d'acquérir les codes de l'enseignement supérieur ainsi qu'à ceux en année diplomante», nous confirme le porte-parole de Valérie Glatigny, Olivier Schotte. Si cette recommandation est bel et bien appliquée, les autres années seront donc amenées à limiter leurs déplacements, même s’il est conseillé qu’un maximum d’apprentissages se fasse en présentiel. «L’importance pédagogique d’un enseignement en présentiel n’est en effet plus à démontrer», précise la ministre dans son communiqué.

Des mesures spécifiques à chaque cas

Pour ceux qui iront en cours, les gestes barrières seront évidemment de mise. Le port du masque sera obligatoire dans tous les bâtiments, quelles que soient les circonstances. Quant à l’occupation des locaux de cours, elle sera différente selon que ceux-ci accueillent plus de 50 étudiants ou pas. En-dessous de ce nombre, la salle pourra être utilisée pleinement à condition de respecter une distanciation sociale d’un mètre. Au-dessus, le ministère indique que «la capacité de la salle ne peut être utilisée pleinement» même avec une distance d’un mètre ou l’occupation d’un siège sur deux. Il est donc possible d’imaginer que les établissements diviseront les classes en plusieurs groupes, par exemple avec un groupe A et un B, mais cela sera vraisemblablement précisé directement aux étudiants concernés.

Contrairement aux classes, il n’y aura pas de limitation de fréquentation pour les salles de travaux pratiques et les laboratoires. Les bibliothèques, médiathèques et salles informatiques seront par contre soumises à la distanciation sociale et à la désinfection systématique de la table et de l’ordinateur. Quant à la circulation entre les différents locaux, une signalétique à sens unique sera mise en place avec des parcours fléchés pour limiter les contacts.
Tout ce qui est lié mais externe aux établissements du supérieur sera ensuite régi selon les conditions spécifiques à tel ou tel secteur. Exemple: les espaces de restauration, où la distanciation sociale est d’un mètre et demi. Chaque stagiaire aura également à prendre connaissance des règles en vigueur sur le lieu de stage (école, hôpital, entreprise…).

Encore quelques points à éclaircir

Évidemment, tout cela ne répond pas à une question pourtant centrale: qu’en sera-t-il de la vie estudiantine? Difficile d’imaginer des baptêmes tel qu’à l’accoutumée! Le recteur de l’ULiège, Pierre Wolper, a cependant fait savoir à la RTBF que ses confrères étaient tous d’accord sur le sujet: il faudra établir des règles en concertation avec les étudiants. «Les évènements folkloriques des étudiants sont des évènements qui pourraient être des foyers de propagation de l’épidémie», dit-il. «Ce travail se fait avec les cercles, et je dois dire que je suis très touché par l'implication et la responsabilité des cercles étudiants. Il y aura, à leur initiative, un évitement des activités qui comportent un risque évident». Il est donc possible d’imaginer des aménagements pour garantir un semblant de vie estudiantine normale.

Autre point laissé à la charge des universités: les tests. Aux dernières nouvelles, seule l’ULiège, à la pointe en la matière, a annoncé un objectif de 30.000 tests PCR salivaires par semaine pour les membres de sa communauté et ce dès la rentrée. Pierre Wolper ajoute que cela devrait aussi permettre aux autres campus d’avoir un «baromètre», même s’ils n’agissent pas tous dans le même sens. L’UNamur a par exemple fait savoir au Soir que rien de tel ne sera fait chez elle. Pour les étudiants liégeois qui seraient récalcitrants à se faire dépister, rien n’est à craindre cependant. «Celui qui ne voudra pas faire le test ne sera pas obligé de le faire et il pourra évidemment venir au cours tout de même», précise Fabrice Bureau à la RTBF.

Un dernier point doit encore obtenir quelques précisions. Le communiqué de la ministre Glatigny n’est centré que sur le scénario où le code jaune resterait d’application. Mais si l’épidémie venait à s’aggraver, c’est le code orange, voire rouge, qui s’imposerait. À ce sujet aucune annonce n’a été faite pour savoir ce que cela impliquerait concrètement. Les établissements du supérieur devraient prendre connaissance dans les prochains jours des décisions qui s’y rapportent.

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