Grogne de l’Horeca anversois : plusieurs établissements fermeront en août

Plusieurs terrasses devraient rester pliées ce mois d'août.
Plusieurs terrasses devraient rester pliées ce mois d'août.
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Face au renforcement des mesures de sécurité, le secteur Horeca anversois ne sait pas comment il va pouvoir rester ouvert ce mois d’août. Plusieurs gérants pensent fermer alors que les organisations sectorielles réclament des aides.

Maintenant que les règles de sécurité ont été renforcées, tous les regards belges sont portés vers Anvers. C’est là que le coronavirus circule le plus. Le nombre de malades dans la province est bien plus élevé qu’ailleurs.

En toute logique, la zone est donc soumise à des règles encore plus strictes que le reste du pays, avec notamment un couvre-feu dès 23h30 et jusque 6h, le port du masque obligatoire dans toute la ville, télétravail obligatoire, événements et festivités interdits, salles de sport fermées, etc.

Le secteur Horeca, par contre, peut continuer à travailler, jusque 23 heures seulement, en respectant les mesures sanitaires, et en suivant les nouvelles demandes concernant le contact tracing.

Mais dans ces conditions, tenanciers et gérants sont tout sauf ravis. Plusieurs ont déjà décidé de ne pas ouvrir durant ce mois d’août. « J'ai déjà reçu aujourd'hui auprès de sept grands établissements la confirmation qu'ils allaient fermer », a rapporté le président de Horeca Antwerpen, Davy Brocatus, à l’agence Belga.

« Il s'agit de réduire les risques. Il y a toujours des coûts fixes, même si vous n'ouvrez pas, mais quand vous le faites, vous avez aussi un coût variable. Les biens périssables doivent être achetés et il y a un coût de personnel. Les exploitants choisissent donc de fermer et de revenir au chômage technique pour le personnel. »

« Pas de sens de rester ouvert »

Gunther Dieltjens dirige trois établissements du centre d’Anvers, het Pomphuis, Grand Café Horta et The Bistro. « Nous réalisons moins de 25% de notre chiffre d'affaires habituel en ce moment », a-t-il raconté dans les colonnes de De Standaard ce mercredi. Il s’attend d’ailleurs à ce que ses trois restaurants ferment dans les prochaines semaines. « Notre chiffre d'affaires actuel n'est en aucun cas suffisant pour couvrir les coûts pour les maintenir ouverts ».

Même son de cloche pour Kristof Krekels, patron des Zuidterras, sur les quais, également interrogé par De Standaard. « Il est devenu impossible de travailler de manière rentable. Cela n'a pas de sens de rester ouvert », déclare-t-il, ajoutant que de nombreuses réservations ont déjà été annulées. « Nous n’avons que 40 personnes en moyenne en ce moment ». Pour rentrer dans leurs frais, les Zuiderterras devraient en accueillir une centaine.

Face à ce contexte, l’organisation sectorielle Horeca Antwerpen demande à ce que l’Horeca puisse recevoir une compensation. C’est également l’avis d’Unizo, l’organisation patronale flamande.

 « Il ne s'agit peut-être pas d'une fermeture forcée au sens littéral, mais c'est le cas de facto », a commenté Davy Brocatus à Belga. Pour le directeur d’Unizo, Carl Van Dyck, c’est l’image de toute la région qui est en jeu, et surtout d’Anvers « vue comme une zone à éviter, alors que le soutien des consommateurs est plus que jamais nécessaire ».

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