« Une simple grippette » ? Ces coronasceptiques rattrapés par le Covid-19

Jair Bolsonaro en quarantaine - Belga
Jair Bolsonaro en quarantaine - Belga
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A l'instar du président brésilien Jair Bolsonaro, ils sont quelques uns à avoir minimisé l'épidémie de coronavirus avant d'en être la victime.

On ne l'entend plus trop vociférer. Jair Bolsonaro, le président du Brésil, est aujourd'hui mis en quarantaine dans son palais d’Alvorada, à Brasilia, pour une deuxième semaine consécutive. Un deuxième test a en effet confirmé qu'il était porteur du virus qu'il dénonçait comme une simple « grippette ». Minimisant la pandémie qui fait des ravages dans son pays (le deuxième le plus touché par le virus derrière les Etats-Unis), prenant des bains de foule sans masque, sans distanciation sociale, le président d'extrême-droite est aujourd'hui tenu à résidence.

« Je vais bien, Dieu merci », a déclaré le chef d'État âgé de 65 ans dans une vidéo diffusée en direct sur son compte Facebook il y a deux jours. « J’ai fait un test hier dans la matinée et le soir le résultat a montré que j’étais toujours positif au coronavirus ». Il dit se soigner à l'hydroxychloroquine et que « cela a fonctionné ». Il ne ressent aucun symptôme depuis le 6 juillet, dit-il. Mais il est pourtant toujours positif au virus... Bolsonaro espère sans doute consolider son image de super-combattant. En attendant, le capitaine est atteint par le mal qu'il ne reconnaissait pas. Et son pays sombre avec lui, enregistrant 2 millions de cas et 76.000 décès. Des chiffres qui continuent d'augmenter...

Make America Great Again

Même scénario aux Etats-Unis où le gouverneur de l'Oklahoma Kevin Stitt, fervent supporteur de Donald Trump qu'il a suivi en meeting électoral, sans masque et sans distanciation sociale, est aujourd'hui cloué au lit. Il s'était dit contre le port obligatoire du masque, l'Etat de l'Oklahoma ne recommandant aucune mesure pour contrer le virus. A noter que ce meeting à Tulsa de Donald Trump devant 6.000 personnes a été suivi par une vague de cas deux semaines plus tard, selon les autorités sanitaires locales.

Belga

Toujours aux Etats-Unis, champion toute catégorie du nombre d'infectés au Covid-19, c'est cette fois en Géorgie que cela se passe. Le gouverneur républicain Brian Kemp a porté plainte contre la maire de la ville d'Atlanta Keisha Lance Bottoms pour abus de pouvoir. Celle-ci a en effet eu l'audace de suspendre le processus de déconfinement dans sa ville en imposant le port du masque et en annonçant la fermeture des commerces non-essentiels...

« Cette plainte est au nom des entrepreneurs et de leurs salariés qui se battent pour survivre dans ces périodes difficiles », a déclaré le gouverneur sur Twitter. « 3.104 Géorgiens sont morts et moi et ma famille faisons partie des 106.000 qui ont été testés positifs au Covid-19. Pendant ce temps j'ai été attaquée en justice par le gouverneur Kemp pour un port de masque obligatoire », a réagi Keisha Lance Bottoms. Charmant pays qui vient d'enregistrer un nouveau record avec plus de 75.000 personnes infectées en une journée...

Trump meeting - Reuters

Trump vs. Johnson

Et Donald Trump dans tout ça ? Aux dernières nouvelles, il fait de la publicité pour la chaîne alimentaire Goya dont le patron lui a donné son soutien. Mais au-delà, il serait passé entre les gouttes du Covid-19. Pourtant, le virus a atteint la Maison Blanche. Plusieurs personnes proches de Donald Trump ont ainsi été infectées : le valet personnel du président chargé de lui apporter sa nourriture, ainsi que la porte-parole du vice-président et de l’équipe chargée du coronavirus. Le chef de la garde nationale a aussi été atteint, tout comme une bonne partie de l'équipe en charge de sa campagne électorale, selon le New York Times... Le président US est-il vraiment passé entre les gouttes du virus ?

Evidemment, le champion toute catégorie des arroseurs arrosés reste le Premier ministre britannique Boris Johnson qui, en plein pic de l'épidémie au Royaume-Uni, s'est retrouvé aux soins intensifs, laissant le pays sans leader pour gérer la crise. Quelques semaines plus tôt, il se vantait de serrer des mains, entérinant sa réputation : Boris Johnson, celui qui voulait être Churchill, mais qui ne fut que Johnson.

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