Sophie Wilmès : « La tendance n'est pas bonne »

Sophie Wilmès en appelle à la responsabilisation de tous les Belges pour éviter une deuxième vague - Belga
Sophie Wilmès en appelle à la responsabilisation de tous les Belges pour éviter une deuxième vague - Belga
Teaser

Pas encore de phase 5 de déconfinement à l'issue du Conseil National de Sécurité. Voici ce qui ressort de la conférence de presse de la Première Ministre.

Contaminations à la hausse

« La tendance n'est pas bonne », a expliqué Sophie Wilmès. La semaine du 5 au 12 juillet a vu une augmentation des contaminations de 8%. La taux d'infection est de nouveau supérieur à 1. Résultat, la phase 5 du déconfinement n'aura pas lieu cette semaine. Le CNS doit se revoir la semaine prochaine pour prendre une décision : soit une ouverture de la phase 5 du déconfinement, soit un retour en arrière – des reconfinements locaux ne sont pas à exclure. « Pour l'instant, il s'agit d'une tendance, a dit la Première ministre. Nous avons besoin de plus d'informations pour comprendre pourquoi les contaminations augmentent et quel est le profil des personnes contaminées. Mais si des mesures plus sévères s'imposent, nous les prendrons ». Prochain rendez-vous le 23 juillet pour en savoir plus.

Eviter les événements « super-contaminateurs »

De premières informations sur le profil des nouveaux contaminés sont pourtant là. Il s'agit surtout des jeunes qui sont deux fois plus contaminés que les personnes âgées. La Première ministre a insisté sur le fait d'éviter les apéros urbains et tous les grand rassemblements qu'elle nomme « super spreading events », soit, des événements « super-contaminateurs ». Les discothèques et clubs resteront donc fermés. Les foires commerciales et salons interdits. La bulle de 15 contacts maximum par semaine confirmée. Sophie Wilmès en appelle à la responsabilisation des citoyens pour éviter les grands rassemblements, pour porter le masque dans les endroits clos et pour continuer de suivre les mesures d'hygiène.

Vigilance au retour des vacances

« Le virus n'a pas de frontière », a-t-elle encore asséné. Un apéro urbain à Madrid aura les mêmes conséquences qu'à Bruxelles. Ainsi, elle appelle les citoyens à être responsables en vacances et au retour des vacances. Le système de codes couleurs (zones vertes, orange et rouges) doit les aider à comprendre ce qu'ils ont à faire. En clair, si vous revenez d'un pays en zone orange, faites-vous tester, voire imposez-vous une quarantaine au retour. « Nous avons besoin d'adhésion sociale avant toute chose », a-t-elle insisté. Le citoyen est responsable de ses actions, l'Etat est là pour l'aider à faire les bons choix.

Tout faire pour éviter une deuxième vague

Si tel est le mot d'ordre, la Première est également consciente qu'il sera difficile d'y échapper. En cas de deuxième vague, « la Belgique n'est pas la même qu'en février. Notre politique de testing nous a placé dans le top 10 mondial. Nous visons 30 à 45.000 tests par jour en septembre, davantage en octobre. Malgré les difficultés d'approvisionnement, nous avons un stock de masques important d'un ordre de 200 millions et de 35 millions de FFP2 ». Elle a aussi insisté sur le fait que tous les Belges aillent chercher les masques qui les attendent gratuitement en pharmacie. Quant aux hôpitaux, ils ont un plan d'urgence. En clair, le mot d'ordre est que si deuxième vague il y a, la Belgique est prête. Mais il faut tout faire pour l'éviter. Et cela dépendra surtout du comportement des Belges.

Plus de Actu