Le clubbing du monde d'après

Le clubbing à l'heure du coronavirus - Belga
Le clubbing à l'heure du coronavirus - Belga
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Le secteur de la nuit reste dans le flou complet quant à une réouverture de ses portes. Les clubs techno y vont de leurs initiatives toute particulières pour garder la flamme.

Les clubs techno sont toujours fermés. Oubliés du déconfinement, ils tablent sur une réouverture le 31 août au plus tôt. D'ici là, pas mal d'institutions redoublent d'inventivité pour continuer à faire danser les gens. Ou, en tout cas, les faire trémousser sur une chaise. C'est le cas aux Pays-Bas où on a eu un aperçu du clubbing du monde d'après. 1,5 mètre entre chaque chaise, la musique techno à fond, mais interdiction de se lever. Une certaine idée de la fête...

De son côté, le Fuse, club bruxellois bien connu, a décidé de déménager pour quatre soirées du côté de Tour & Taxis. Le concept ? Des tables mises en location pour des bulles d'amis (de 2, 4 ou 6 personnes) selon des horaires précis (le temps de passage de différents DJ) du jeudi au dimanche entre 14 et 1 heure du matin (jusque 22 heures le jeudi). Chaque bulle dansant scotchée à sa table (ou presque) dans le vaste espace qu'offre Tour & Taxis.

Une alternative aux soirées illégales qui s'organisent ici et là, dans des lieux privés ou publics (les récents débordements de la place Flagey et d'Anderlecht). En Angleterre, on assiste même à un retour en masse des raves illégales, comme dans les années 90 - risques sanitaires et délabrements écologiques en plus. Dans des parcs, des champs ou des sous-bois, des fêtes sont ainsi organisées en dernière minute, les gens étant prévenus du lieu sur les réseaux sociaux sans que les autorités ne s'en rendent compte, sinon le lendemain... Les clubs techno pour canaliser les masses ? Une certaine idée de la techno-cratie.

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