Rudy Léonet sort un nouveau disque

Rudy Léonet, Dot, EP
Rudy Léonet, Dot, EP
Teaser

Figure phare du paysage médiatique, vingt-sept ans après l’apparition fugace de son premier groupe, La Variété, il revient  avec un E.P. électro. Entre dance et mélancolie, il fait le point sur ses amours musicales.  

Le projet n’a aucune ambition commerciale. Et c’est – évidemment – ce qui le rend encore plus attirant. Rudy Léonet publie aujourd’hui “Dot”, un E.P. de musique électro qui va faire battre les veines aux poignets des amateurs, privés de dance-floor depuis plus de trois mois. Emmené par le rayonnant “Blue Dot”, hommage “smiley” à New Order et à Electronic (duo 90 formé par Bernard Summer de New Order et Neil Tennant des Pet Shop Boys), le disque est un pur produit “do it yourself”, reflétant l’envie d’un homme connu pour entretenir un rapport ultra-affectif avec la musique. Pas de featurings, pas de vocalistes invités, pas de prouesses de carnets d’adresses, mais quatre instrumentaux sortis du ventre de son Mac et résultats de l’exploration d’un clavier offert par feu son ami Marc Morgan.

J’avais envie de faire quelque chose – mais je ne savais pas quoi – autour du thème “sweet sixty” qui marquerait mon soixantième anniversaire, explique Rudy Léonet. Et puis, l’idée est partie… Mais aujourd’hui, ce projet de musique électronique, je me rends compte que c’est que je voulais faire. Ceci dit, quand vous êtes fan de mélodies, c’est extrêmement intimidant de commencer à jouer avec vos deux doigts sur un clavier. On se dit qu’on n’arrivera jamais à la hauteur de tous ces gens qu’on admire, mais en fait la mélodie ne doit pas être handicapante, il faut se débarrasser de ça. Du coup, je me suis replongé dans les premiers disques de Human League, de John Foxx, de Cabaret Voltaire.

Un projet qui jette les ponts entre le passé, ce qui l’a construit, des souvenirs de jeunesse et la vie d’aujourd’hui post-Covid. “Ne pas avoir de regrets, poursuit-il, c’est la seule ligne que je me suis donnée dans ce projet où je suis parti sans GPS avec, à l’arrivée, des gens qui attendent quand même. C’est très ambitieux au niveau personnel, mais il n’y a aucune stratégie, aucune idée préconçue, aucun plan caché.” Ce n’est pas la première fois que l’ex-directeur de Pure et actuelle moitié de 5 heures enregistre, mais contrairement à son implication dans La Variété, groupe qui en 1993 publie “Pour la gloire” (album à ça d’être culte) – cette fois, il ne chante pas. “Non, ici, on peut juste entendre ma petite musique intérieure, un hommage à tous ces gens tellement inspirants que j’écoute depuis quarante ans.

Illustré par quatre clips d’animation également réalisés par Monsieur (à voir sur son site), “Dot”, qui paraît sur Freaksville, le label de Benjamin Schoos, devrait être suivi d’un deuxième E.P. à la rentrée, et dans la foulée, d’un album – “On verra bien…”, conclut Rudy, prouvant bien que tout cela se fait dans le désir de l’instant et sans calculs ou média planning.

“Dot”, Freaksville Records
www.rudyleonet.com
Dot

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