Le masque : de nécessité sanitaire à accessoire de mode

Plus sympa à porter que les modèles médicaux.
Plus sympa à porter que les modèles médicaux.
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Sujet de débats et discorde en début de crise, le masque a désormais pris sa place dans notre quotidien. A un point tel qu’outre son côté sanitaire, certains l’envisagent même comme accessoire de mode. Et ça, les marques et autres créateurs l’ont déjà bien compris.
 

Depuis le début de cette crise, un sujet a cristallisé toutes les attentions : les masques.

Où sont-ils ? Pourquoi les hôpitaux n’en ont pas assez ? Et les maisons de repos ? Sont-ils conformes ? Plutôt jetables ou tissus ? Faut-il en acheter ou attendre d’en recevoir de la commune ? Ou du fédéral ?

Depuis peu, déconfinement oblige, ils font partie du quotidien. Si pour certains, il s’agit encore d’une tare, d’autres, qui doivent en porter un en permanence, n’y pensent même plus.

Mais pour les fans de mode, ou simplement ceux qui aiment bien s’habiller, porter ce petit carré bleu ciel sur le visage, tel un chirurgien, n’a rien de réjouissant.

Alors qu’à travers le pays, les initiatives de couturières bénévoles fleurissaient pour proposer des masques cousus main à partir de différents tissus récupérés, certains en profitaient déjà pour choisir le coloris ou le motif de leur choix.

Désormais, de grands acteurs du monde de la mode se mettent à proposer des masques griffés. Parmi les géants de la vente de prêt-à-porter en ligne, Zalando propose une trentaine de modèles de masques, fabriqués par une poignée de marques, tandis qu’Asos a mis en vente quelques masques bariolés sous sa propre étiquette.

Un des masques proposés par Zalando.

Depuis quelques jours, c’est Adidas qui a rejoint le mouvement avec un modèle de masque noir et sobre, mais frappé du fameux logo à trois bandes. Et récemment, le site américain Forbes recensait, sans difficulté manifestement, une vingtaine de marques et créateurs qui avaient réussi à transformer cet accessoire sanitaire en réel atout esthétique.

La version Adidas du masque.

Le secteur du luxe s’est également lancé dans cette aventure, comme Fendi et ses masques en soie à 200€. Mais celui qui a eu le plus de succès, c’est sans aucun doute Virgil Abloh et sa marque Off-White, très populaire chez les jeunes.

Le créateur, actuellement directeur artistique chez Louis Vuitton, a lancé une série de masques arborant logos et motifs habituels de sa marque de streetwear pour environ 90€. Un prix qui n’a pas arrêté ses fans et qui ne fait qu’augmenter sur les sites de revente. Il a même déjà triplé pour certains modèles. Sans compter que ce genre de masques faisaient déjà partie des articles proposés par la marque les années précédentes. Des objets aujourd’hui collector…

Les masques Off-White s'arrachent.

D’après le site Lyst, qui analyse le comportement en ligne des acheteurs dans le domaine de la mode, ces masques Off-White seraient même un des produits les plus recherchés de ce début 2020.

A la mode belge

En Belgique aussi, le secteur de la mode s’est mis aux masques. Alors que les hopitaux et maisons de repos en manquaient, les Maisons Natan et Degand en ont fabriqué des centaines bénévolement pour les distribuer au personnel médical et autres professions de première ligne. L’originalité : ces deux maisons ont tout de même apposé leur logo sur les masques, offrant donc un peu de luxe à tous ces corps de métier.

La marque brabançonne Edmunds, qui a réussi à se faire un nom en quelques années grâce à ses costumes sur mesure et ses nœuds-papillon, a aussi développé toute une gamme de masques, de tous styles et coloris, basée sur des tissus avec lesquels elle travaille déjà.

Mais ces initiatives ne concernent pas que des grandes marques ou des sociétés connues.

A Namur, par exemple, la boutique de baskets et vêtements L’Original propose des masques fabriqués à partir de vêtements en fin de série. Vestes et autres shorts à motifs invendus trouvent donc une nouvelle vie, permettant ainsi aux fans de mode de se protéger tout en gardant un petit style.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Sur Internet aussi, où Vanessa (thewildgirlblog sur Instagram) propose sur son shop en ligne ses vêtements, bijoux et autres trouvailles. Dernièrement, elle y vendait sa propre gamme de masques.

« J’étais au Japon au début de la crise et là-bas, ça fait longtemps qu’on porte des masques à cause de la pollution », explique-t-elle. « Je voulais en ramener mais impossible d’en trouver à cette période J’y ai donc acheté des tissus sympas pour en fabriquer pour mes copines et moi. Et c’est comme ça que je fonctionne : je me dis que si j’ai envie d’un masque sympa, pourquoi ne pas en proposer aux autres ? »

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Et ils sont nombreux en Belgique et dans le monde à préférer, comme Vanessa,  porter un masque accordé à leur tenue ou leur style plutôt que ces fameux modèles médicaux. « Avec ces masques basiques blancs, conclut-elle, j’ai l’impression de sortir de l’hôpital. Avoir un masque fun, ça permet de dédramatiser légèrement la situation. On sait qu’on doit se protéger et respecter les mesures sanitaires. Autant le faire avec un peu de style. »

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