L’application de tracing belge dévoilée ce mercredi

Des tests pourraient être lancés en juillet.
Des tests pourraient être lancés en juillet.
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Basée sur le travail d’une centaine de partenaires européens, la version belge de l’application de tracing destinée aux smartphones devrait être dévoilée ce mercredi. Des tests pourraient être lancés début juillet alors que la version française de cette technologie pourrait, elle, être déjà déployée dès ce week-end.

Alors que la Belgique avait fait le choix de l’humain pour recenser les malades du Covid-19 et alerter leurs proches, elle travaillait néanmoins sur le pendant technologique de cette solution : une application pour smartphones dédiée au tracing.

Ce mercredi, le groupe du travail interfédéral chargé de ce dossier dévoilera cette nouvelle technologie. « D’ici début juillet, on pourra lancer des tests en live », a déclaré Bart Preneel, professeur à la KULeuven et directeur de ce groupe, à l’agence Belga.

Cette application pour smartphones devrait, comme les centres de contact tracing, prévenir les personnes qui ont été en contact avec un porteur du virus, tout en garantissant l’anonymat de chacun. Cette technologie avait été utilisée par plusieurs pays asiatiques, avec efficacité mais également de nombreuses questions éthiques.

Collaboration internationale

Pour concevoir une solution qui respecterait les normes européennes de protection des données, un consortium de chercheurs européens s’est réuni et travaille sur ce projet depuis des semaines. Ce ne sont pas moins de 130 partenaires, dont l’Université Catholique de Leuven, issus de 8 pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, France, Italie et Suisse) qui devaient développer cette plateforme, intitulée Pan-European Privacy-Preserving Proximity Tracing ou PEPP-PT. Elle utilise les fonctionnalités bluetooth des téléphones pour détecter les personnes avec lesquelles vous avez été en contact.

L’idée du projet était de développer ensemble une base commune pour l’application, que chaque pays pourrait alors adapter à ses spécificités, législations et autres stratégies de déconfinement. Suite à des désaccords, plusieurs de ces partenaires, comme l’Allemagne, ont décidé de quitter le projet dans le courant du mois d’avril.

Peut-être dès ce week-end en France

A l’inverse, d’autres pays voisins avancent à grands pas vers le lancement de leur propre solution de tracing via smartphones.

La France, notamment, pourrait rendre son application StopCovid, basée sur la technologie du PEPP-PT, disponible rapidement. La Commission nationale de l'informatique et des libertés vient de valider ce projet, sous réserve de quelques adaptations. Des changements mineurs qui n’empêcheraient pas de lancer l’application dès ce week-end, selon le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, si l’Assemblée nationale et le Sénat votent positivement ce mercredi.

Chez nous aussi, on utilisera la technologie du Pan-European Privacy-Preserving Proximity Tracing. Bart Preneel a annoncé que la version belge de l’application de tracing utiliserait 80% du travail de ce consortium européen.

Côté législatif, une proposition de loi concernant le cadre juridique autour de cette application est actuellement dans les mains des parlementaires. Mais ce sont les entités fédérées qui devront finalement valider l’utilisation de cette technologie.

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