Malou, l’espoir belge de Top Chef: "Au début, j'en ai même pleuré."

@Karimbo/RTL-TVI
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Teaser

Favori du public, drôle et sympathique à l’écran, Mallory Gabsi condense les espoirs des spectateurs… Verra-t-on enfin un Belge gagner le concours? Dans le carré des derniers, il n’en revient pas d’être allé aussi loin. Et se félicite d’avoir pris sa revanche sur ses frites ratées!


Que pensez-vous de votre parcours?
Je me suis surpris. Top Chef, c’était un délire avec un ami. J’avais le concours en tête depuis deux ans, sans plus. Mais cette fois-ci, je me sentais prêt, j’en ai parlé avec mes parents et je me suis lancé. Je suis content! Je croyais en moi mais en démarrant l’aventure, on n’a pas la certitude d’aller loin. C’est toujours un gros stress… Au début j’en ai même pleuré! Ça met une telle pression! Les émotions sont difficiles à contrôler. La première épreuve a été catastrophique. Je suis passé limite… Le stress m’a fait perdre un peu l’équilibre.

Comment trouvez-vous cette saison de Top Chef, avec ces émissions coupées de semaine en semaine, cette diffusion que certains trouvent tirée en longueur jusque juin?
C’est un bien pour un mal. En tant que spectateur, je partage et comprends la frustration de voir des épisodes coupés en deux ou en trois. Il faut se souvenir de ce qui s’est passé la semaine d’avant, ce n’est pas très cool… Mais on a besoin de cette émission pour le moment. Ça fait durer le plaisir aussi. Finalement ça me semble une bonne décision.

Si vous deviez recommencer Top Chef, que changeriez-vous?
Pas grand-chose… A part le premier épisode et mon flan! Si je pouvais le refaire pour me rattraper, ce serait cool. Le pire, c’est que c’est la seule épreuve dans Top Chef dont on connaît le sujet à l’avance. Toutes les autres, on les découvre. Je m’étais entraîné… Mais avec un four professionnel. J’avais oublié que dans l’émission on utilisait des fours ménagers. Je n’avais pas anticipé que la cuisson ne serait pas la même. Erreur de débutant! Ce plat de champignons, je le mettrais à la carte de mon restaurant! Avec l’anguille au vert de la guerre des restaurants.

La production vous avait plusieurs fois contacté pour les éditions précédentes… Mais vous aviez refusé, notamment par crainte de Philippe Etchebest…
Il fait moins peur en vrai! Il a son caractère, mais au fond c’est une crème. Il est très gentil, très humain, toujours prêt à aider les jeunes.

Vous avez changé de brigade en cours de route… C’est différent, le travail, chez Hélène Darroze et Michel Sarran?
Dans la brigade Darroze, l’ambiance est plus familiale. Elle chouchoute ses candidats. Le chef Sarran est terrible, c’est un rigolo. J’ai adoré les moments avec lui.

Quelle épreuve appréhendiez-vous?
La guerre des restos. Parce que créer un restaurant en deux jours, c’est une sacrée pression. Il faut s’entendre à deux, se mettre d’accord, bien communiquer. C’est très stressant. Je devais gagner! C’était pour la Belgique, pour la frite, je devais prendre ma revanche pour me sentir mieux.

Et quelle épreuve attendiez-vous avec impatience?
La boîte noire. C’est tellement tendu que c’est kiffant.

L’Horeca est actuellement dans la tourmente, comment vivez-vous cela? 
Je suis d’un naturel optimiste… Certains patrons vont sans doute devoir se remettre en question. Sur certains points, comme l’écologie, il y a du travail. On ne peut plus mettre du bar à la carte quand on sait que le poisson est en voie de disparition. Tous les cuisiniers en sont conscients et commencent à travailler de façon écoresponsable.

Normalement, au moment de la diffusion, vous devriez être en train de lancer des projets… 
Je ne vis pas trop mal le confinement. Je profite de ces moments pour faire des choses que je reporte: ranger le grenier, la cave, m’occuper du jardin. Je cuisine à la maison… Et surtout  j’en profite pour penser au futur. Top Chef, ça passe, il faut profiter du moment pour partir avec le courant. Je n’arrête pas de réfléchir, je passe ma journée au téléphone. Certains projets me tiennent à cœur. Il y a l’émission avec RTL TVI… Le chef Yannick Alléno m’a contacté, on va voir ce qu’il a à proposer. Lui, c’est la rencontre qui m’a marqué. J’ai vu beaucoup d’étoilés mais lui est parmi les grands. J’aime sa personnalité, son charisme. Il ressemble beaucoup à Yves Mattagne. Gagner une épreuve avec lui, c’est une joie que je n’oublierai pas.

Est-ce que Top Chef a changé vos plans?
Je suis fait pour le gastronomique, c’est ce qui me plaît… Mais depuis Top Chef, je me dis qu’aujourd’hui les gens veulent bien manger, rapidement, passer un bon moment ensemble sans se sentir arnaqués à la sortie. Il n’y a pas longtemps, j’ai mangé dans un snack. Je suis sorti de là, j’avais payé 5 € et ce n’était pas vraiment bon. Je voudrais que dans mon restaurant, les gens se disent qu’ils ont bien rigolé ensemble, que ce n’était pas cher, qu’ils ont bien mangé, en sachant d’où vient la bouffe. Dans un restaurant gastronomique, on paie 500 € le repas, il faut gérer du personnel… Moi je cherche de l’ambiance et de la bonne bouffe.  Ça peut être très simple: bien assaisonnée, une salade niçoise c’est de la bonne bouffe.

Comment définiriez-vous votre cuisine?
Ma cuisine est traditionnelle, je respecte les bases, je suis gourmand… Je ne proposerais pas des goûts bizarres, même si je ne dis jamais non à la recherche.

Top Chef, tous les lundis sur RTL-TVI à 20h20.

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