Comment se faire rembourser un logement de vacances pour cause de Covid-19?

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D’Airbnb à Center Parcs en passant par Booking, les différents acteurs du secteur ont dévoilé des mesures globalement similaires en cas d’annulation d’une réservation. Quelques subtilités existent néanmoins et pas des plus anodines.

Petit à petit, le pessimisme s’installe quant au devenir des vacances d’été. C’est clair, ceux qui avaient prévu un voyage d’ici début juin doivent faire une croix dessus. Même la possibilité de faire des excursions d’un jour en Belgique, prévue un temps le 18 mai, ne sera finalement pas d’actualité jusqu’au mois prochain. Pour ceux qui auraient réservé un logement pendant ce confinement qui s’allonge, les différents sites d’hébergements ont présenté leurs modus operandi pour obtenir un dédommagement.

Ceux qui garantissent une compensation…

On peut distinguer deux catégories d’acteurs dans le cadre de la question du remboursement. Les premiers sont ceux qui offrent quoi qu’il arrive une compensation, du moins tant que la location est concernée par les mesures de confinement liées au coronavirus. Pas question ici d’aider ceux qui voudraient annuler une location en septembre, par exemple par pure crainte de la maladie.

Parmi ces acteurs, on trouve Airbnb. Tant que le locataire entre dans le cadre de ce que la société appelle la «politique relative aux cas de force majeure», il n’y a pas de souci à se faire. Il suffit d’annuler avant la date d’arrivée et les voyageurs «recevront, à leur gré, un crédit voyage ou un remboursement intégral», au choix donc. Airbnb pourrait même payer à la place de l’hôte pour assurer ce dédommagement si celui-ci est en droit de demander de l’aide. Le site californien semble donc assez réactif par rapport au problème. Test Achats confirme par ailleurs qu’il n’y a pas eu de plaintes significatives à son sujet.

Pour les clubs de vacances comme le Club Med, Center Parcs et Sunparks, la situation est plus ou moins toujours la même. Ici, il n’est plus possible d’avoir un remboursement direct mais un bon correspondant à la somme dépensée (toujours à condition d’être concerné par les mesures gouvernementales de confinement, soit du pays du voyageur, soit du pays de destination). L’avoir est alors valable un an, voire 18 mois dans le cas du Club Med, pour repartir dans un des domaines de la société en question.

…Et ceux pour qui c’est plus compliqué

L’affaire se corse un peu pour la deuxième catégorie d’acteurs. Parmi ceux-ci, on trouve Booking, Abritel et Homelidays. Dans leurs cas, ce n’est plus tellement le site qui intervient dans le remboursement ou l’avoir mais les hôtes. À part pour les frais de service remboursés par Abritel, la décision d’aider le locataire ou pas revient entièrement à ces derniers. Évidemment, pour  sauver leur réputation, ces sites incitent à faire un geste, que ce soit sous forme de bon ou de remboursement. Mais en réalité, le verdict est hors de leur contrôle. En résumé, le voyageur doit compter sur la générosité des hôtes. Il faut toutefois noter que pour l’instant, comme pour Airbnb, Test Achats ne relève pas de sérieux problèmes concernant Booking.

Enfin, il y a la question des locations privées. Évidemment, vu la diversité des situations possibles, il est difficile de prédire ce qui se passerait dans ce cas. Le réflexe principal doit être de vérifier les conditions d’annulation. En présentant concrètement une impossibilité de partir (pour cause de confinement décidé par le gouvernement, d’annulation de vol d’avion…), il est fort à parier qu’un accord peut être trouvé. Parfois, les autorités locales prennent même des mesures qui pourraient être invoquées dans ce cadre. Chaque cas doit donc être regardé de près pour savoir ce qu’il en sera vraiment.

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