Reprise du 4 mai : les transports en commun s’adaptent

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Avec la première phase du déconfinement ce lundi, la capacité des trains, métros et bus va progressivement augmenter, tout comme la difficulté de maintenir des distances de sécurité entre les voyageurs.  

Le 4 mai, toutes les entreprises qui n’ont pas de contact direct avec les clients pourront rouvrir, moyennant des règles de sécurité strictes, comme le respect du 1,5 mètre de distance. C’est quelque 500.000 personnes qui devront reprendre le chemin du boulot ce lundi, selon des chiffres avancés par Le Soir. Tournant jusqu’à présent au ralenti, les transports publics vont adapter leur offre. La capacité des bus, trams, métros et trains va progressivement augmenter : à la Stib, le métro devrait par exemple passer d’une fréquence d’un passage toutes les 5 minutes à un passage toutes les 3 minutes 45 en heure de pointe. Du côté des TEC, l’horaire « vacances scolaires » restera d’application jusqu’au 17 mai inclus, veille de la reprise partielle de l’école. Mais les limites du nombre de passagers seront revues à la hausse : un bus standard pourra accueillir 19 personnes, un bus articulé 26 et un tram 25. À la SNCB, l’offre de trains devrait reprendre quasiment dans son entièreté.

Le port du masque obligatoire

Avec un nombre de voyageurs appelés à grandir dans les prochaines semaines, le respect de la distanciation sociale réglementaire ne pourra plus être à 100% garantie dans les transports en commun. C’est pourquoi les autorités sanitaires y imposent dès lundi, le port du masque ou de toute protection couvrant à la fois la bouche et le nez. Un masque qui sera obligatoire autant dans les véhicules que dehors, sur le quai ou aux arrêts.

Cette mesure n’est pas de nature à rassurer tout le monde. « Tous les travailleurs du Groupe TEC sont inquiets pour leur santé et celle des usagers, car aucune étude scientifique à l’heure actuelle ne peut garantir que le port du masque peut protéger de manière efficace » a fait savoir la CGSP à Belga. Le syndicat demande « un système de protection complet et efficace dans les plus brefs délais » et appelle à ce que le nombre maximal de passagers dans les bus soit revu à la baisse. « Dans le cas contraire, le nombre de voyageurs à bord des véhicules restera inchangé » a prévenu la CGSP. Du côté du gouvernement wallon, on indique que le dispositif en vigueur dès le 4 mai aux TEC sera évalué et adapté en fonction de la situation.

À Bruxelles, il ne devrait a priori avoir aucune mesure stricte pour canaliser l’éventuel trop-plein de voyageurs, la Stib comptant sur le bon sens de ses clients. L’ensemble des opérateurs de transport rappellent par ailleurs les consignes des autorités : éviter autant que possible de se déplacer, n’emprunter les transports en commun que si c’est nécessaire et le moins possible aux heures de pointe. Le respect de ces consignes sera assuré par les agents de sécurité des transports publics et par la police ; les premiers se chargeant plutôt de la sensibilisation, tandis que la seconde étant compétente pour verbaliser les contrevenants.

Tout le monde en voiture ou en vélo ?

Reste à voir si les transports en commun seront pris d’assaut pour cette première phase du déconfinement, ou si la peur de la contamination sera la plus forte. Il n’est en effet pas impossible que de nombreux travailleurs abandonnent au moins provisoirement les transports en commun, et se rabattent, pour ceux qui en possèdent, sur la voiture et le vélo. Selon la dernière enquête du SPF Mobilité (2017), la voiture représentait 65% des déplacements des Belges entre le domicile et le lieu de travail ; le vélo 11% et les transports en communs (train, bus, métro, tram) 17% environ.

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