Bougez en scooter électrique

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Pour éviter les transports en commun en cette période de déconfirnement qui commence demain, pourquoi ne pas se tourner vers les deux-roues électriques qui pourraient être une vraie alternative à la question - encombrée dans tous les sens du terme - de la mobilité. - Laurent Pérignon.

Le scooter est présent partout en ville, moins à la campagne. Objet pratique et pragmatique (seuls quelques fanatiques lui vouent un culte hors de la circulation), le scooter électrique est souvent utilisé pour de petits trajets quotidiens. Il est très prisé par les livreurs de quartier et, avouons-le, par les écolos bobos férus de nouvelles technologies. Les autres le boudent un peu… Malgré un marché encombré par plusieurs marques dont les propositions, parfois alléchantes, sont encore souvent décevantes. Mais, dans le fond, il propose quoi de bien, ce scooter électrique? D’abord, du plaisir. L’électrique permet une gestion de la puissance régulée électroniquement. Un démarrage puissant, une accélération franche et, au bout compte, du pur plaisir. Le scooter électrique procure aussi – ce n’est pas rien - du silence. Il laisse la possibilité d’apprécier l’environnement, contrairement au moteur thermique qui vous emballe dans sa musique tonitruante. Pour avoir expérimenté les deux, il est assez surprenant d’effectuer le même trajet et de comparer nos sensations en fonction du véhicule. Autre avantage: la tranquillité mécanique. Les engins électriques n’ont pas les mêmes besoins que les scooters thermiques en termes de suivi, c’est un plus pour le portefeuille. Nouvelle façon d’acheter En revanche, les points négatifs sont si négatifs qu’ils peuvent refroidir l’éventuel acheteur. Commençons par le point le plus sensible: la recharge de la batterie. Nos villes s’équipent de bornes de rechargement, mais peu d’entre elles sont adaptées aux deux-roues, la priorité demeurant focalisée sur les voitures. En ville, tout le monde n’a pas un garage fermé où pouvoir charger son scooter le soir et les bureaux des sociétés sont loin d’être tous pourvus de bornes et à moins d’aller dîner chaque soir dans une chaîne de fast-food bien connue, il sera difficile de recharger en extérieur. D’où l’épineuse question de l’autonomie… Au plus fort de ses capacités et en fonction d’une utilisation pointilleuse, le maximum relevé est aujourd’hui de 140 km.

Suffisant pour des navettes urbaines avec recharges quasi quotidiennes mais malheureusement pas encore assez pour un navetteur qui rejoindrait la capitale chaque jour en venant de la périphérie. Quant à la vitesse, elle pèse aussi dans la balance. Excepté quelques modèles, il n’existe rien qui permette de tenir une vitesse de croisière acceptable sur route nationale ou simplement sur le ring de Bruxelles. Tout cela est un peu limité. Il va donc falloir patienter, le marché va se développer, il ne peut en être autrement. Pour le reste, le choix d’un scooter électrique se fait comme pour un modèle équipé d’un bloc moteur thermique. Freins, suspensions, confort et capacité d’emport sont les mêmes. La qualité de finition et de fabrication reste un critère, mais il n’est plus aussi important dans ce cas. La principale question reste encore et toujours celle de l’autonomie… Elle revient sans cesse auprès des vendeurs qui ont ce type d’engins en showroom. Kilométrage journalier, fréquence de l’usage, présence de bornes de recharge au travail ou d’un point de recharge à domicile - tous ces critères dictent une nouvelle façon d’acheter, plus responsable et surtout plus réfléchie. Fiscalement, de nombreuses aides et primes (retour de TVA) apportent leur pierre à l’édifice en compensant la différence de prix avec les scooters traditionnels. Si on prend le temps de bien cerner ses besoins, les avantages du scooter électrique sont quand même très intéressants.

L’offre actuelle

Autonomie
Le C-Evo de BMW est l’un des rares scooters à autonomie décente en usage normal, permettant de sortir de la ville. Évidemment, plein gaz, vous atteindrez péniblement la barre des 100 km. Mais en restant raisonnable et en utilisant le mode Sail qui récupère de l’énergie lors des freinages, les 140 km seront atteints. Pas mal, malgré un prix qui peut faire frémir: 16.550 €.

Équivalent
Pour la ville, la vitesse des scooters électriques équivalents “50 cm3/classe B”, atteint 45 km/h. L’autonomie est variable et des modèles bon marché (2.000 €) offriront plus ou moins 50 km tandis que des modèles plus haut de gamme (3.800 €) tendront
à offrir 80 km.

À savoir
Kymco a présenté un système de batteries amovibles. L’acheteur prend un abonnement. Face à une armoire de rechargement (elles sont disposées stratégiquement en ville), il échange sa batterie vide contre une chargée. Pas idiot, mais limité à la gamme de scooters Kymco, ce système pourrait se voir mis en service pour d’autres marques si un accord commercial se mettait en place. À l’heure actuelle, seul ce système de batterie amovible et interchangeable permettrait de s’affranchir de la faible autonomie.

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