Faut-il annuler son voyage à l'étranger et réserver à la Côte?

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Il reste encore pas mal de zones d’ombres avant de savoir précisément de quoi les grandes vacances seront faites. Faut-il annuler ses vacances prévues à l’étranger et se rabattre sur la Belgique ? Voici quelques éléments de réponse.

Ce n’est pas encore certain mais vu la manière dont tout cela tourne, il reste quand même bien peu d’espoir de partir à l’étranger cet été. On vous le disait, avec un dé-confinement qui va se faire progressivement et qui risque de varier en fonction des pays, il vaut mieux d’ores et déjà tabler sur des grandes vacances au plat pays, à la Côte ou dans les Ardennes… Ceci étant posé, faut-il pour autant déjà annuler ses vacances prévues en Grèce et réserver un appartement à Ostende ou à Durbuy ?

Dois-je annuler mon voyage prévu à l’étranger ?

Selon un sondage d’Ipsos effectué juste les vacances de Pâques auprès de 2.100 personnes, un Belge sur cinq a déjà annulé son voyage prévu pour cet été en raison de la crise sanitaire. Même s’il y a de bonnes raisons d’être pessimiste, les professionnels du tourisme conseillent pour autant de ne pas annuler son voyage pour le moment. Tant que le pays de destination n’a pas encore confirmé l’interdiction de voyager pour juillet-août, il vaut mieux attendre : des frais d’annulation vous seraient réclamés par les compagnies aériennes ou les opérateurs. Si l’interdiction de voyager venait à être prolongée pour cet été, vous seriez par contre en mesure de demander un bon à valoir à utiliser à une date ultérieure.

À noter : avoir souscrit à une assurance annulation ne garantit en rien d’être remboursé. Tout dépendra du contrat signé ; la plupart des compagnies d’assurance ne couvrent en effet pas les frais d’annulation en cas d’épidémie.

L’offre touristique belge sera-t-elle à la hauteur de la demande ?

Certains spécialistes du tourisme doutent de la capacité (notamment hôtelière) du secteur à absorber un afflux supplémentaire de touristes belges, d’habitude plus enclins à goûter aux charmes de la Provence ou de la Costa Brava. « Normalement, 20 à 25 % des Belges partent en vacances dans leur propre pays. Nous n’avons évidemment pas la capacité sur la côte belge, dans les Ardennes ou dans le Limbourg -les trois régions les plus importantes- pour accueillir tous ces Belges en vacances » a jugé Pierre Fivet, de l’Association of Belgian Travel Organisers (ABTO), au micro de VTM Nieuws. « Il existe un risque de sous-capacité important » a renchérit Jan van der Borg, professeur de gestion du tourisme à la KU Leuven, cité par le Standaard. Pour le professeur de gestion du tourisme à la KU Leuven, il faut s’attendre à ce que les transports publics et les destinations touristiques soient saturées, et les routes « bondées », si les règles de distanciation sociale « restent en vigueur ».

Faudra-t-il un pass pour accéder aux plages ?

« Il faut encore attendre de connaître la situation à laquelle nous serons confrontés, mais des plages noires de monde ne semblent pas une bonne idée » a commenté Carl Decaluwé, gouverneur de la province de Flandre occidentale. Sans même parler du plaisir tout relatif à être entassé par milliers sur quelques mètres carrés de sable, un afflux trop important de touristes à la Côte pourrait signifier un redémarrage de l’épidémie. Dans ces conditions, comment en effet respecter les distances de sécurité ? Certains bourgmestres de la Côte se sont dit favorables à un système de pass : le vacancier devrait au préalable effectuer une réservation pour avoir un accès garanti aux plages, dont les entrées et sorties seraient contrôlées (comment ?). Pour d’autres, il faudrait au contraire accroître la capacité d’accueil et étendre les zones de baignade. Réunis par visio-conférence ce vendredi, les bourgmestres du littoral ne se sont pour l’instant pas entendus sur une réponse commune et coordonnée à mettre en place pour cet été.

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