Tony Curtis, le gamin du Bronx

Teaser

A ne pas manquer ce soir à 22h50 sur Arte. L’évocation d’une des dernières icônes de l’âge d’or hollywoodien, dix ans après sa mort.

Son enfance aurait pu faire   l’objet d’un drame au grand écran. Issu d’une famille  d’émigrés juifs hongrois frappés par la misère causée par la Grande Dépression, battu par une mère schizophrène, tenaillé par un sentiment de culpabilité suite à la mort de son petit frère, le futur Tony Curtis, né Bernard Schwartz, avait toutes les raisons de fuir cet environnement néfaste. Engagé volontaire dans la marine pendant la  Seconde Guerre mondiale, il distrait l’équipage par ses imitations et joue dans une comédie musicale pour les nouvelles recrues. À la fin du conflit, il s’inscrit dans une école d’art dramatique et s’y fait vite repérer. À vingt-trois ans, il débarque à Hollywood, avec un contrat Universal en poche.

Son physique de beau gosse ne tardera pas à faire des ravages auprès du public et les succès vont s’enchaîner: Trapèze (avec Burt Lancaster et Gina Lollobrigida), Spartacus, Certains l’aiment chaud (avec Jack Lemmon et Marilyn Monroe), L’étrangleur de Boston… Et bien sûr, au début des années 70, la série culte Amicalement vôtre, où son duo avec Roger Moore est entré dans la légende. S’ensuit pourtant un long déclin, aggravé par  l’alcool et les poudres blanches. Libéré de l’emprise de la drogue, il a 73 ans lorsqu’il convole en justes noces avec Jill Vandenberg, de… 45 ans sa cadette. Les mauvaises langues ont beau ricaner, il   affirme avoir trouvé dans ce sixième mariage la sérénité qu’il avait recherchée sans succès jusqu’alors: “Je n’ai jamais eu une vie aussi stable ni aussi agréable qu’avec Jill. Avant, j’étais triste et irritable, aujourd’hui je suis heureux”. Sans doute faut-il y voir la raison pour laquelle il a fait modifier son testament au détriment de ses cinq enfants encore en vie, pour tout léguer à sa dernière femme. Amoureusement vôtre.

Plus de Médias

Les plus lus