4 entreprises sur 5 sont toujours en activité pendant la crise

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Les mesures de confinement et de distanciation sociale n’empêchent pas la majorité des sociétés de fonctionner, même si beaucoup doivent faire face à des complications liées à cette crise.

Confiné chez soi, on imagine facilement une Belgique quasi à l’arrêt où les voitures ne roulent plus et où tout le monde a arrêté de travailler. Mais c’est loin d’être le cas ! Selon l’Union Wallonne des Entreprises, environ 4 entreprises sur 5 sont toujours actives.

« Certaines entreprises peuvent fonctionner entièrement en télétravail », précise Olivier de Wasseige, administrateur délégué de l’UWE. « D’autres maximisent le travail à distance, ce qui permet à ceux pour qui c’est impossible, de se rendre sur les lieux de la société. Enfin, d’autres encore, comme les banques, ont un système de tournante entre ceux qui travaillent à l’agence et de chez eux. »

Beaucoup d’activités essentielles

Mais quelles sont les secteurs toujours actifs ? Il y a d’abord, évidemment, les entreprises essentielles. Ce sont les secteurs de l’agro-alimentaire, des services à la population, etc. « S’ajoutent à ces entreprises toutes celles qui leur permettent de fonctionner : le secteur de la distribution, du transport... Mais aussi les secteurs qui les fournissent. Un simple exemple : le secteur de l’eau potable est évidemment nécessaire, mais elles ont besoin de chaux. Les entreprises qui produisent de la chaux sont donc nécessaires aussi. C’est ce qui rend la liste des secteurs reconnus comme essentiels très longue. Ils doivent maximiser les mesures de protection sanitaire, faire le plus d’efforts possibles.»

Les secteurs non essentiels, eux, on le sait, doivent télétravailler autant que possible et respecter la distanciation sociale. Pour certains secteurs, la construction par exemple, ces normes semblent plus simples à appliquer que pour d’autres. Mais ils doivent faire face à d’autres problèmes.  « Il y a trois difficultés auxquelles ces secteurs, toujours actifs, doivent faire face. D’abord, une diminution de l’activité. C’est normal, ils reçoivent moins de commandes. Ensuite, une diminution de l’approvisionnement. Par exemple, en construction, 70% des matériaux sont importés. Et enfin, une diminution du personnel disponible. Il y a beaucoup d’absence pour maladies, pour garde d’enfants… »

La grande distribution s’en sort le mieux

Quels secteurs parviennent à fonctionner normalement malgré la crise ? Très peu bien entendu, et celui qui fonctionne le mieux n’est pas forcément à envier. « C’est évidemment la grande distribution. Mais comme les autres, ils ont du se réorganiser, gérer les malades, les absences, les pénuries de certains produits »

Et ceux qui en pâtissent le plus de cette période sont tous les domaines d’activité à l’arrêt : l’Horeca, le tourisme, l’événementiel, la culture mais également toutes les professions qui en découlent et auxquelles on ne pense pas au premier abord.

« Les traiteurs, par exemple, n’ont plus aucune commande : pas de mariage, pas de réception d’entreprises, ni repas… Ils sont fermés depuis longtemps. Pareil pour les photographes. Le secteur de la communication et du marketing est aussi très impacté. On voit beaucoup moins de publicités, mais cela veut aussi dire que ceux qui les font ne travaillent plus non plus. Et enfin, dans le tourisme, il n’y a pas que les lieux touristiques, mais aussi les agences de voyage, les parcs d’attraction ou même les sociétés de transport et de navette qui n’ont plus personne à emmener. »

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