Carlos Ghosn: Les dessous de la grande évasion: que s’est-il vraiment passé?

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A ne pas manquer ce soir à 20h30 sur La Deux

C' est l’une des histoires qui a tenu le monde en haleine l’année dernière. Le 29 décembre 2019, Carlos Ghosn, ancien PDG du groupe automobile Renault- Nissan, s’évade dans un coup d’éclat de sa prison dorée tokyoïte. Accusé de corruption, d’abus de confiance et d’abus de biens sociaux par la justice du Japon, sous le joug de quatre inculpations, il est rapidement confronté à la dureté de son système judiciaire. Alors que le Franco- Libanais ne cesse de clamer son innocence, il dénonce également l’illégalité de l’enquête et des irrégularités dans la procédure. 


C’est durant ce procès que se déroule l’inimaginable: une évasion digne d’un scénario hollywoodien. Le grand patron, pourtant emmuré dans une villa ultra-surveillée, aurait quitté le Japon clandestinement, planqué dans une valise de musicien jusqu’à un avion qui l’a ensuite emmené jusqu’au Liban. Une histoire totalement dingue qui n’a pas du tout fait rire les Japonais, humiliés. Ce lundi soir, La Deux revient sur les heures qui ont précédé l’évasion et sur ceux qui en ont permis la réalisation. Comment Carlos Ghosn, un homme qui a le charisme d’une chaussette trouée, a-t-il pu se transformer en James Bond et flouer tout un pays qui voulait sa peau?


À ceux qui ont vu cette fugue comme un aveu, Ghosn a répondu ne pas fuir la justice, mais “l’injustice et la persécution politique”. Cette histoire rocambolesque a en effet mis en lumière les douteuses pratiques judiciaires japonaises, souvent définies comme la “justice de l’otage”. Un procédé qui consiste à pousser l’accusé à passer aux aveux en l’isolant avant son procès, dans des conditions difficiles, sans avocat, et en enchaînant les interrogatoires musclés. C’est cela qu’a dit fuir Carlos Ghosn qui a vu, à la surprise générale, Jean-Luc Mélenchon prendre sa défense au lendemain de son évasion. Le président de la France insoumise, d’habitude acide avec les grands patrons, estimait que chaque citoyen méritait un procès honnête et que Ghosn n’y avait pas eu droit. - T.D.

 

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