Alors le nouveau The Strokes, ça vaut quoi ?

Teaser

« The New Abnormal » est disponible ce vendredi 10 avril sur toutes les plateformes. On l’a écouté.

Non, The Strokes n’enregistrera plus jamais un brûlot rock aussi urgent que “This Is It”, leur premier album en 2001. Oui, comme ils l’ont montré dans tout le reste de leur discographie, les New-Yorkais cultivent toujours cette attitude de surdoués nonchalants capables de pondre d’excellentes chansons mais aussi de se contenter trop souvent du minimum.

Loin du fantasme ultime attendu par certains, “The New Abnormal” mérite pourtant qu’on s’y attarde. Et c’est même un très bon cru. Derrière sa pochette arty (une reproduction du tableau Bird On Money de Jean-Michel Basquiat), on trouve neuf chansons enregistrées sous les palmiers de Malibu par le sorcier des sons Rick Rubin (Johnny Cash, Beastie Boys, Red Hot Chili Peppers). Titre, accords nerveux de guitare joués par Albert Hammond Jr, rythmique sautillante, refrain accrocheur… Pas de doute, la plage d’ouverture The Adult Are Talking est tout juste parfaite. Balayé de synthés, Brooklyn Bridge To Chorus s’invite sous la boule à facettes et fait partie du haut du panier. Les guitares fiévreuses reviennent à l’avant-plan avec Bad Decisions qui pourrait valoir un paquet de royalties à Billy Idol tant le pompage de son Dancing With Myself est flagrant. Même si ce n’est pas le sujet de la chanson, le clin d’œil à l’équipe de base-ball de New York (Ode To The Mets) touche nos sens et Julian Casablancas se surpasse vocalement sur Why Are Sundays Depressing. The Strokes, un bon groupe de rock. Ni plus, ni moins.

The Strokes, The New Abnormal, Sony.

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